a Sylvain Reboul
Bonjour,
votre raisonnement se fonde sur l’idée que l’Etat,
dans son sens le plus large, cad le système, et l’école
qui les représente seraient représentatifs de la
société humaine, fiables et bienveillants vis à vis
des gens et de leurs enfants, et respectueux de la
pluralité de la nature humaine, psychologique ou
culturelle...
C’est à tout le moins discutable ! Et toute personne
sensée, sans qu’elle soit marginale ou membre de
secte, mais informée des conditions scolaires actuelles,
de l’agressivité du milieu et de l’uniformisation et
parfois la bêtise des programmes, ne peut qu’hésiter
à envoyer ses enfant dans une telle bétonnière.
J’ai encore en moi le souvenir des dégats provoqués par
l’arrivée des nouveaux programmes de math modernes,
basés sur les ensembles, assenés brutalement d’une
année à l’autre en 71 ou 72,par décision administrative,
sans aucune étape d’adaptation. De quoi dégoûter un
gamin des math ! J’ai mis des année à m’en remettre.
Songez aussi aux dégats irratrapables que l’on a
infligé à presqu’une génération avec la méthode globale
de lecture.
Il est tout de même amusant de voir ceux-là même
qui nous vantent la beauté du principe de la libre
concurrence, venir ensuite nous interdire l’autonomie
et le droit de choisir...
Cordialement Thierry