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Commentaire de Piotrek

sur C'est quoi la liberté ?


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Piotrek Piotrek 2 septembre 2011 11:30

La liberté ne peut exister sans conscience. Et le problème c’est que la conscience est absolument relative. Il devient donc évident que entre l’expérience d’un nord-coréen, d’un français et d’un américain, la définition même de la liberté sera différente.

Parlons donc de la liberté absolue.

La première liberté est relative au corps et à sa libre disposition. En démocratie on ne peut pas être emprisonnés - donc limités dans l’usage de notre corps - pour nos opinions, notre religion, notre appartenance politique.

Et pourtant, la prostitution est interdite. N’est ce pas une limitation du droit à disposer de son corps ? Vous pouvez me dire qu’il s’agirait d’une atteinte à l’ordre public, mais si la prostitution est effectuée dans des conditions qui ne troublent pas l’ordre public, il s’agit donc bien d’une limitation de la liberté.
Que dire du suicide, et plus particulièrement du suicide assisté.

La principale idée derrière les limitations des libertés du corps c’est qu’il faut protéger certaines personnes de leurs propres décisions. C’est une décision arbitraire qui ne fait qu’essayer d’endiguer un phénomène récurrent. Bien que la contrainte ne soit pas efficace pour solutionner le problème, elle a l’avantage d’être facile à mettre en place : une loi suffit sachant que le système dispose déjà d’une infrastructure coercitive.

Maintenant si on y regarde de plus près. La loi n’essaie pas de résoudre le problème du suicide, de la prostitution ou de toute autre tentative à disposer de son corps. Elle se borne juste à effacer les conséquences visibles face à la norme sociale ambiante.
La loi qui adresserait véritablement le problème sans limiter la liberté serait de la forme « choisissez en connaissance de cause ». Bien sur, elle s’avérerait extrêmement difficile à mettre en place, comment s’assurer que celui qui décide de se suicider ou de se prostituer fait le bon choix en toute liberté ?

Mon avis est que la liberté n’est pas quelque chose de simple et d’acquis, on préfère laisser à la majorité le choix de décider de ce qui est libre ou pas, au lieu de former l’individu à la liberté et de décider par lui même.

Gabriel, vous dites que nous ne sommes pas libres car nous dépendons de la société pour vivre. En fait je vais préciser : On fait le choix de troquer un morceau de sa liberté pour gagner en confort. Il est possible de vivre comme un hermite presque absolument libre, mais à quel prix...

Quelques exemples d’hommes libres
http://www.details.com/culture-trends/career-and-money/200907/meet-the-man-who-lives-on-zero-dollars
http://www.guardian.co.uk/environment/video/2010/jan/25/mark-boyle-no-money-man

Donc dans l’absolu, pour rebondir sur la prostituée, se prostitue-t-elle pour le plaisir ou pour survivre ? Et si il s’agit de survivre, n’est ce pas en fonction d’un manque de conscience de ses choix ?

Bien sur ce que je dis est totalement théorique, cependant je pense que c’est cohérent. Il existe un prix pour la liberté, et il est fondamental d’être conscient de cette contrepartie pour comprendre ce qu’est la liberté et peut-être... être libre.


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