Vous comme moi n’avons avancé aucun prix du kW/h après privatisation totale d’EDF. Nous ne pouvons donc pas nous être trompés. En revanche, à terme, il y aura de nombreuses sociétés concurrençant EDF (allemandes, italiennes, russes etc.), et, si vous ou moi voulons fabriquer de l’électricité avec notre petite éolienne en nous entendant éventuellement avec nos voisins pour payer l’installation, nous ne risquerons plus de voir arriver la force publique pour nous la démonter parce que nous n’aurons pas demandé l’autorisation d’EDF.
Les investissements, notamment dans le nucléaire, ont été payés par le contribuable avec la gabegie et les détournements de fonds publics. Ce n’est donc pas le client qui a payé mais le contribuable.
Pourquoi le nombre d’ opérateurs français de téléphonie mobile est-il réduit, sinon parce que les services et les prix des autres n’étaient pas compétitifs ?
De plus, qu’appelez-vous « s’entendre sur le dos de leurs clients ».
Des clients mécontents, à travers UFC Que choisir, viennent d’attaquer un opérateur de téléphonie, et ont gagné à la suite d’une procédure relativement rapide.
Croyez-vous que l’on puisse obtenir aussi facilement de la justice, en référé, le démontage d’une centrale nucléaire dont le coeur est dangereusement fissuré ?
Il y a eu une grande panne d’électricité en Californie dont on a fait toute une histoire. En France aussi, récemment, il y a eu d’importantes pannes. On ne parle pas en revanche des sauts de tension qui font cramer tous les appareils électro-ménagers de tous les appartements d’un immeuble ayant chacun leur compteur et une installation électrique neuve.
Dans ce cas, essayez donc de vous faire rembourser par EDF.
Quand une firme a un monopole de fait attribué par l’Etat et qu’elle n’assure pas suffisamment l’entretien (train, énergie etc.), cela est toujours dû à des tarifs trop bas ou à des privilèges et passe-droits imposés par l’Etat, qui, pour trouver des réponses à ses offres, compense ces contraintes avec un cahier des charges trop peu contraignant.
Par exemple, EDF consent des facilités ou même de l’énergie gratuite aux nécessiteux qui le demandent (RMistes, chômeurs, petits retraités etc). Ce n’est pas sa fonction : c’est aux politiques de décider le remboursement officiel par le contribuable de ces dépenses à EDF selon le même principe que l’Armée rembourse à la SNCF la remise faite aux militaires sur leurs billets de train.
Dans un cas, c’est le client en règle qui paie plein tarif, donc plus cher que le prix réel, pour celui qui connaît la combine pour ne pas payer, dans l’autre cas, c’est le contribuable qui peut constater, une fois de plus, l’augmentation de ses impôts.
Hausse des bénéfices ne signifie nullement une baisse de l’emploi et (ou) une hausse des prix. C’est le contraire. Comment pouvez-vous en arriver à énoncer un tel illogisme.
Vous laissez entendre que les employés ne génèrent pas des plus-values mais des pertes. Dans ce cas, aucune entreprise n’embaucherait.
Par ailleurs, trouvez-moi une boîte privée qui fait des pertes et qui embauche ?
En fait votre raisonnement s’applique à un cas bien particulier dont vous faites une généralité : lorsque la conjoncture s’avère vraiment mauvaise et qu’il faut trouver de nouveaux actionnaires pour éviter le naufrage, c’est seulement alors que le capitaliste, petit ou gros, cherche à réduire les coûts, dans tous les postes, y compris en licenciant une partie de son personnel qui n’est pas absolument indispensable pour que le navire ne coule pas.
Il commençe même parfois par les membres de sa propre famille.
Le service « public » et les monopoles d’Etat sont vraiment des plaies érigées en tabou par Louis XIV, et qui correspondent bien à l’ensemble de sa politique. C’est pourquoi les Français, élevés dans le culte de ces dictateurs sanguinaires et totalitaires qu’ont été Louis XIV et Napoléon Ier, continuent à révérer ces tabous dans lesquels ils croient trouver une protection qui, en réalité, les mène à la ruine .
vraitravailleur