Blanc bonnet et bonnet blanc
Les primaires du PS n’ont été qu’une opération de publicité sans précédent, violant sans vergogne la règle du temps de parole, en attendant d’en surveiller l’application scrupuleuse à ses adversaires. Engagés sans le moindre risque, leurs organisateurs ont su compter pour se rendre aux urnes, sur tous ceux qui habituellement se plient sagement aux convocations lancées lors de grèves et manifestations en tous genres auxquelles ils sont abonnés par antisarkozysme primaire et soumission idéologique autant que par intérêt catégoriel.
Après la parodie de débat du premier tour, dans lequel 3 éléphants fatigués ont tenu la tête d’affiche, devant 3 faire-valoir, les uns et les autres ne faisant que ressasser les vieux poncifs qui sont loin de faire un programme, nous avons vécu le palpitant épisode de la confrontation à deux (plus 1) préparant le second tour. Hélas ! Y a été encore passé sous silence l’essentiel : la situation économique et sociale (sans parler de démographie) aux niveaux européen et mondial. La prise en compte de l’inquiétude qu’elle suscite demande il est vrai autre chose que le désir de revanche d’un gauche franchouillarde qui n’a à s’en prendre qu’à elle-même.
Qui croit sérieusement, à gauche comme à droite, que le énième énoncé des recettes d’une idéologie et d’une démagogie éculées appliquées à l’hexagone, comme si rien d’autre n’existait, suffira à assurer le succès du gagnant (ou de la gagnante) lorsqu’il s’agira de choses sérieuses ?
A chacun selon ses capacités : au PS la politique spectacle, la polémique stérile et les primaires ; à d’autres l’action, sachant que un qui agit vaut toujours mieux que dix qui palabrent, même si celui qui agit risque davantage que ceux qui parlent, surtout lorsque c’est pour ne rien dire.