@l’auteur
vous évoquez la nakba des arabe de Palestine, mais pas un mot de la nakba juive
L’exode a commencé il y a soixante ans lorsque les Etats arabes, bien décidés à écraser militairement le nouvel Etat d’Israël, se sont retournés contre leurs paisibles communautés juives. Les violences de rues avaient tué plus de cent cinquante Juifs. En dix ans, plus de la moitié des Juifs avaient fui ou avaient été expulsés, à cause de lois discriminatoires, des extorsions, des arrestations, des internements et des exécutions. Ceux qui restèrent devinrent des sujets, des otages politiques du conflit arabo-israélien.
Aujourd’hui, 99.5% des juifs – pratiquement tous hormis quatre mille cinq cent personnes – sont partis.
la « Nakba » juive, n’a pas seulement vidé de ses Juifs des villes comme Bagdad (un tiers des habitants étaient Juifs), il a déchiqueté le tissu culturel, social et économique des pays arabes. Les Juifs ont perdu des maisons, des synagogues, des hôpitaux, des écoles, des tombeaux et des terres qui représentent cinq fois la surface d’Israël. Leur héritage – antérieur de plus de mille ans à l’Islam, fût entièrement détruit.
L’Etat Juif, qui, avec difficulté, a accueilli six cent mille de ces Juifs expulsés, dont bon nombre d’entre étaient apatrides, est à la fois une réponse à l’antisémitisme arabe, et la légitime expression politique de ce peuple Moyen-Oriental. La moitié de la population Juive d’Israël sont les descendants des réfugiés chassés des régions arabes et musulmanes.