Belle analyse, mais avec une conclusion esquivée.
Tout sacre est, par définition, comédie destinée à asseoir une légitimité. Celui de nos candidats n’échappe naturellement pas à la règle.
Cependant, les jeux ne sont pas encore faits, car les débats et l’exposé des programmes n’ont pas débutés. Nous verrons bien si les ramages sont à la hauteur des plumages. Des retournements de situation peuvent encore se produire. Celà est déjà arrivé dans le passé.
La France souffre surtout à mon avis d’une très grave crise de l’autorité déterminante du « modèle » socio économique qui est le notre aujourd’hui...Un « modèle » qui n’est certes pas exemplaire...
Par autorité, je n’entend pas celle qui se manifeste par la violence ou la suppression de droits fondamentaux, mais celle qui s’expose et fixe des objectifs ambitieux assortis de moyens suffisants pour les réaliser, mobilise la nation et impulse une direction claire et précise en veillant à ce que le cap soit respecté par tous.
Nous sommes depuis plus d’un quart de siècle dans un navire gouverné au gré des vents et des courants, sans destination bien précise.
Périodiquement, les capitaines qui se succèdent discourent de la direction qui serait bonne à prendre, et font renaître une lueur d’espoir dans l’esprit de tous ceux qui n’ont pas perçu que leur navire a perdu son gouvernail depuis bien longtemps.
Une prise de conscience commence, néanmoins, à se developper progressivement dans toutes les couches sociales les plus concernées par cette errance sans fin, et se propage à l’intérieur du pays. Il arrivera bien un temps où la lucidité deviendra majoritaire. Ce sera alors le début d’un vrai renouveau national.