Waouw ! les aficionados de l’héritière de la pme le pen retrouvent le langage et les accents de pires racistes de la fin du XIXe siècle ou ceux de l’entre deux guerres.
Au siècle dernier, les italiens étaient la cible des « français de souche ». On les traitait de parasites, de porteurs de maladies comme en témoigne cet article paru dans le journal « La Patrie » du 3 août 1896 : « Ils arrivent, tels des sauterelles, du Piémont, de la Lombardo-Vénétie, des Romagnes, de la Napolitaine, voire de la Sicile. Ils sont sales, tristes, loqueteux, tribus entières émigrant vers le Nord, où les champs ne sont pas encore dévastés, où on mange, où on boit, où on est heureux. Puis ils s’installent au pis, chez les leurs, entre eux, demeurant étrangers au peuple qui les accueille, travaillant à prix réduit, jouant tour à tour de l’accordéon et du couteau, funiculi, funicula.... La Nation hospitalière entre toutes est devenue enragée à l’égard d’une race limitrophe que ravage la misère. Est-ce jalaousie des autochtones pour des envahisseurs qui avilissent la main d’oeuvre ? Il y a de cela. Mais il y a surtout le sentiment qu’on se trouve devant des éléments dangereux, en même temps bourrés de vanités, d’ambitions et de vantardise ».
Autre époque mais les délires racistes n’ont pas pris une ride ! La preuve, le gus cocasse ne reconnaît plus son pays :
« J’ai clairement exprimé ma position : je ne supporte pas de vivre dans une France qui ne ressemble plus à la France. »écrit-il. Cette fois, il ne s’agit d’espagnols ou d’italiens mais des « métèques extra-européens » qu’il faut fustiger. Un saut d’un siècle en arrière, qu’ils se réveillent les pauvres thuriféraires de la blondasse, on est plus au 19e siècle. La France a changé et elle est aujourd’hui multiculturelle et multiconfessionnelle.