Votre première phrase était excellente, et témoignait indiscutablement d’une généreuse intention.
Vous n’avez pas persévéré dans cette direction, c’est bien dommage.
Je reconnais cependant que votre article m’a apporté quelques informations sur une civilisation que je connaissais mal : la civilisation celtique.
Bien sûr je savais que l’une des pratiques les plus répandues, et qui continue d’exister jusqu’à nos jours dans la clandestinité la plus absolue, était l’excision des femmes, à l’aide d’une serpe d’or, au pied des chênes millénaires.
J’avais entendu parler de l’ivrognerie sacrée, des libations ininterrompues pratiquée par des gens de tous âges à la Nouvelle Lune, en chantant des chants sacrés de Merlin l’en-chanteur, ainsi que de cette « langue » mystérieuse, non-traduite à ce jour, sauf un seul et unique mot :« Kénavo ».
Cette aura de mystère et de grandeur met la culture celte bien au-dessus de celle de la Loire-Atlantique, par exemple, ou des Caraïbes Occidentales.
Par contre, l’absence de langue écrite ne lui a jamais permis d’accéder à l’universalité et au cosmopolitisme débordant que l’on peut observer par exemple en Seine Saint-Denis.
L’intérêt de la pensée de C.Guéant est justement d’attirer l’attention sur ce type de nuances, et les écrivains qui comme vous abondent dans son sens ont à mon avis beaucoup de travail en perspective. Cependant le jus en vaut la chanterelle, me semble-t-il.
N’oublions jamais que si la Bretagne est la fin de quelque chose ( Finis Terrae, disaient les agriculteurs fraîchement sédentarisés au Moyen-Age), elle est également le début d’autre chose.
Votre essai malhabile s’inscrit à mon sens dans cette Renaissance annoncée.