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Commentaire de dom

sur Eloge de la lecture


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dom (---.---.203.224) 20 mars 2006 12:21

très intéressant monsieur l’enfoiré. Il me semble aussi que la lecture de poésie facilite cet apprentissage de lecture à voix haute étant demandée par les textes poétiques où le déchiffrage fait découvrir ce que vous décrivez justement comme musique du texte.

Ah si les écoliers pouvaient lire en classe le TITAN de Hugo ! Quel plaisir ! Quelles clartés recueilleraient-ils, que de compréhensions ! Spécialement ces temps où des thèmes si lourds que les religions et les batailles de pouvoir font rage. Quelle aide aussi que des poètes qui ont traversé les épreuves de leur vie en les conscientisant, c’est rappeler aux êtres aussi que ce qu’ils vivent est important, que leur pensée est irremplaçable !

S’habituer à la lecture de poèmes offre une vision plus étendue de ce qu’est l’écriture et pemet aussi de se rendre compte assez facilement quand on se retrouve avec des textes insipides ou qui cherchent à confusioner les esprits, l’exigence sur le verbe écrit devient plus grande et qui n’empêche aucunement d’apprécier des « tournures » expressives en SMS ou des abréviations rigolotes. Après tout le vif d’une langue est aussi dans ses transformations et ce sont souvent les poètes qui ont reflété les « dérives constructives » de leur époque. Contourner les poètes serait synonime d’imposer à chaque individu toute l’exploration de l’évolution d’une langue par lui-même. Savent-ils, les ados, que parfois par grafiti ils font de l’Apolinaire ou du Vian et que l’humour dont s’imprègnent souvent les poètes tels Michaux ou et bien disons-le : Rimbaud, à garnir le réel de leur fantaisie ? Ce réel si gris quand l’esprit y est écarté ou livré au négativisme le plus obscur ou pire encore à la verve cynique et désabusée, prenant des airs cultivée mais livrant l’esprit aux gémonies... La liberté intérieure que peuvent vivre les individus sont reflétés chez les poètes essayant eux-mêmes de traduire leur mode de perception unique. Rien à voir avec l’habitude que nous avons de voir le verbe servir des intérêts inhumains ou économiques ou livré en pâture aux professionels de l’opinion. Que d’envergure les enfants peuvent y gagner, comprendre la richesse de l’expression est un vrais bonheur.

Bien à vous.


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