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Commentaire de suumcuique

sur Islande : info ou intox ?


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suumcuique suumcuique 10 mai 2012 19:15

Faire croire aux différents peuples européens que « ça va mieux ailleurs en Europe » est une des tactiques de prédilection des forces de la subversion qui, par le truchement des politicards et des médias, détruisent l’Europe.

Cette tactique est apparue dans les années 1990. On a ainsi eu droit successivement au « modèle danois », au « modèle britannique », alors même que l’endettement des ménages était déjà alarmant au Danemark et que l’immigration extra-européenne était déjà endémique en Grande-Bretagne. Le « modèle allemand » semble tenir la corde depuis quelques années, alors même que l’Allemagne compte plus de douze millions de pauvres, une dette publique égale à celle de la France, un endettement des ménages quasi scandinave et une immigration également pandémique.

« Le système bancaire a fait faillite en 2008 et il ne s’est pas remis en cause, les banques se sont renflouées mais les Islandais, eux, continuent de payer. La société islandaise est devenue une société inégalitaire dans les années 1990 mais ces trois dernières années les inégalités se sont encore creusées. Et pourtant dans les rues de Reykjavik pas de signes de pauvreté, pas de SDF, pas de mendicité, rien, pas d’images comme on peut en voir aujourd’hui en Grèce. En Islande, ça ne se voit pas. L’envers de ce décor lisse et propret c’est ici, dans ce quartier excentré de la ville, un hangar où l’association d’aide aux familles [islandaises de souche]fait chaque mercredi une distribution de nourriture. Ici, on voit ce qui ne se voit pas. Depuis l’effondrement en 2008, le recours à l’aide alimentaire a beaucoup augmenté. En trois ans, le pouvoir d’achat des ménages a été amputé de trente pour cent, alors que les prix, eux, augmentaient de quarante pour cent. Et c’est le système infernal de l’indexation des prêts sur l’inflation qui met les gens dans l’impossibilité de rembourser leurs crédits parce que leurs dettes ne font qu’augmenter. »

La responsable de l’aide aux familles : « On voit pas la misère dan sla rue, on voit rien. Il a fallu que j’arrive ici pour entendre parler des conséquences réelles de cette crise pour le gens... Une des raisons c’est que les Islandais sont un peuple très fier et que les politiques, les hommes politiques et les fonctionnaires ne reconnaissent pas la pauvreté... L’une des conséquences très positives de la crise c’est que le monde sait enfin à quel point l’Islande est en proie à ce qu’on appelle les »Klik« en islandais, c’est-à-dire les mafias. Le monde [à l’exception du Monde, du Figaro, du Times, du Guardian, etc. et des experts autoproclamés qui se font l’écho de la propagande grossière de ces feuilles de chou] sait également qu’il y a une corruption absolument phénoménale en Islande... L’Islande c’est aujourd’hui comme un théâtre, une très jolie scène d’un monde totallement artificiel... Tant qu’on aura pas débarassé le parlement islandais de cette corruption, alors l’avenir restera très sombre... »

«  »On pourrait dire aussi qu’après trois ans d’économie drastique, les islandais eux ne sont pas sortis de la crise. Chômage, baisse des salaires, augmentation des prix, indexation des prêts sur l’inflation. Si leurs banques vont mieux, les islandais eux sont endettés jusqu’au cou. Ils ont l’impression d’être aux mains de banquiers et de ne travailler que pour les rembourser. Deux chiffres : 20% des foyers ne peuvent plus honorer les traites de leurs emprunts et 40% sont en grande difficulté pour rembourser. L’année dernière les biens des islandais ont perdu tant de valeur que leurs dettes sont devenus supérieures à la valeur de leurs biens. Pendant mon séjour à Reykjavik, je n’ai pas rencontré un seul islandais qui ne soit pas touché par des difficultés financières. Pas un, au détour de chaque conversation, c’est un homme qui a perdu toutes ces économies, une femme qui a perdu son logement parce qu’elle ne pouvait pas payer le solde de son emprunt, un écrivain connu qui ne s’en sort plus, empêtré dans ses crédits, il a beau remboursé ses dettes, elles ne font qu’augmenter. Ça c’est l’envers du décor, ce que le FMI ne dit pas."

http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-islande-d-une-crise-l-autre-2eme-partie


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