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Commentaire de Claude Colson

sur Libérons le livre !


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Claude Colson 22 mai 2012 17:44

Autre extrait que cite une lectrice dans sa critique sur le site des Agents littéraires :

 

> Extrait : « La table était un peu bancale et le serveur qui l’avait immédiatement remarqué lorsque Charline s’y était appuyée en prenant place, vint la stabiliser.

C’était, avec celle que Michel venait d’occuper, la seule qui pût accueillir un couple ou à la rigueur une personne seule.

- Je vous remercie, je crois que ça ira.

Charline sourit à l’employé qui, avec un « Si ça ne suffisait pas, n’hésitez pas à me faire signe, Madame Levautre », tourna les talons et disparut à l’office.

Proche de la cinquantaine, Charline Levautre venait d’arriver de Sète où elle avait brièvement rencontré sa mère. (…) Occupée avec le serveur, elle ne prêta pas attention à l’arrivée de Michel. Lui eut, avant de passer commande, tout le loisir de la détailler, un peu par désœuvrement et aussi parce qu’elle était de ces beautés discrètes qui attiraient le regard des hommes.

Elle lui parut de taille moyenne et bien élégante dans son tailleur vert pâle que rehaussait le brun de sa chevelure. Elle portait des bijoux délicats, collier et bague, et il se dit : encore une bourgeoise chic, mais bien mignonne ma foi.

Il n’avait rien contre cette catégorie sociale, mais originaire lui-même d’un milieu plus modeste, il devait sans cesse lutter contre un réflexe de méfiance.

Ce fut alors qu’elle leva sur lui ses yeux gris vert. Elle remarqua à peine ce monsieur à lunettes, mince, assez grand, dont la vêture baba cool n’était pas de nature à capter longtemps son attention. Elle enregistra l’image, sans plus, et se concentra sur l’arrivée d’une joyeuse troupe, vociférante, qui prenait place et mobilisa bien vite le personnel. »


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