@aîta Pea Pea
Avez-vous assisté aux meetings présidentiels de JL Mélenchon ? N’avez-vous pas vu cette assistance, toute ouïe, attendant, avec impatience, chaleur et fraternité, cette parole de vraie information, sur l’Europe, les marchés financiers, la marche du monde, les conflits sociaux, la planification écologique, la dette, la crise, la sécurité même, etc. ? Rien n’était laissé dans l’ombre. Il n’est guère contestable que, par ses qualités tribunitiennes, Mélenchon a popularisé et rendu intelligible à tous le programme « l’humain d’abord ». Abordant tous les thèmes, avec cohérence, et dans une vision radicalement anticapitaliste, ce programme apportait des réponses aux maux actuels de notre société. Il reste, aujourd’hui plus qu’hier, d’une brûlante actualité. Alors, appelez les prestations pédagogiques de JL Mélenchon comme vous le voulez : éducation ou rééducation, personnellement peu me chaut. Vous savez, le petit peuple, dont vous parlez, n’a, depuis plusieurs générations, bénéficié d’aucune éducation simplement civique. Ce faisant, peu à peu, à force d’enfumage et de déceptions, il s’est détourné de la chose publique et politique. Ce détournement de conscience, véritable abus de confiance et de faiblesse, recherché par les élites, s’est accompli à son détriment exclusif. Il n’est nul besoin, je crois, d’en fournir ici des exemples. Alors, le petit peuple doit-il continuer de vivre reclus, sans avenir ? N’est-il pas temps qu’il sorte du ghetto asocial dans lequel on l’a sciemment confiné ? N’est-il pas urgent qu’il se désintoxique de la bien-pensance générale, et se réapproprie les éléments de la connaissance et, partant, son propre destin ? Doit-il continuer de se soumettre à une forme de suffrage qui, loin d’être universel, est devenu, par manipulations successives, censitaire ou capacitaire (cf. Non au référendum sur l’Europe converti en traité de Lisbonne). J’ai la faiblesse (?) de penser que JL Mélenchon s’est assujetti à cette tâche de décillement général. Pour finir, permettez-moi de citer Victor Hugo : « Mieux vaut avoir affaire à un casque qu’à un masque » (pour ce que vous nommez rééducation), et encore cela, du même auteur,« Chaque fois qu’un véritable grand esprit élève la voix, la foule fait silence. On sent que la pensée humaine va s’accroître » (pour ce que je nomme, comme beaucoup d’autres, éducation populaire).