Belle decouverte, Sardou n’est pas a gauche ! Et il ne le dit pas au debut de chaque chanson ! Il est favorable a moins d’Etat !
En realite, rien de bien nouveau. En revanche, l’idee de decortiquer les paroles de chansons populaire est vivement interessante.
Comme l’essentiel de notre estrade est engage a gauche, on peut faire de bien interessantes decouvertes.
Les états d’âmes de la gauche aujourd’hui me semblent remarquablement bien résumés par exemple, par une chanson de Myléne Farmer, « Génération désenchantée » ou ce qu’il est advenu des générations, morales-respectivement- Mitterrand
Je ne prétendrai pas qu’il faille y voir une allusion directe à la pensée de Marcel Gaucher de Mitterrand et de Seguela réunis, mais néanmoins, cette chanson commerciale a tellement les allures d’une confession de foi de gauche qu’on a du mal a y voir un hasard.
« Je suis une génération désenchantée ».
Ce titre à un statut grammatical et logique typiquement de gauche. Sur le plan grammatical elle s’apparente au lapin timide et savoureux, mais sur le plan logique elle évoque bien la dialectique entre l’individuel et le collectif qui caractérise la gauche. Elle s’apparente bien aussi aux créations conceptuelles telle que Bobo et Lili. Je suis « un « et pluriel, je suis moi, dans le collectif.
On y parle des « eaux troubles des lendemains qui ne chantent plus »
« Tombée de haut, ses idéaux abîmés », la génération en question « ne trouve le repos que dans « l’indifférence ». La « raison s’effondrant » elle pense que « plus rien n’a de sens, que tout est chaos, rien ne va, et que l’on peut entendre n’importe quoi ». Pour un peu, elle découvrirait le tragique, après « ici et maintenant », « attendre ici la fin »,
« Si la mort est un mystère.... »
Face a ce marasme, elle cherche une « maman, un sein ou un ventre » Deja Segolene s’annoncait sous royale ! Elle veut « retrouver l’innocence »....Elle se demande qui « pourra lui tendre la main », mais cherche une « âme » plutôt qu’une personne. On devine une légère tentation mystique, « je cherche une âme qui pourrait m’aider », vite écartée ! « Si la mort est un mystère, le ciel peut attendre » si il y a un enfer (une responsabilité, si on doit me juger)
Bref, la génération Mitterrand a conscience de ce a quoi l’ont conduit ses idéaux. Face a l’absurdité du ré-sultat compte tenu des espérances initiales, elle est portée à penser que la raison raisonnante l’a trahie.
Elle veut retrouver sa bonne conscience mais en aucun cas se poser des questions ou se remettre en cause.
Au pire, elle envisage avec délice une régression fœtale dans le sein de « la mère ».
Bref, tout est chaos, mais je ne veux pas savoir pourquoi, mais en tous cas, ce n’est pas ma faute.
Et puis en filigrane, on sent le nombrilisme, morose mais festif et collectif, la joie, la satisfaction intérieure d’être conscient, de ne pas être dupe. Finalement, la conviction d’être une victime et une victime « bonne ». Cela est quand même assez réconfortant.
La chanson dans sa version live, se termine par, cette chanson est la votre, chantez la avec moi ! Et la foule de reprendre avec enthousiasme !
En quelques couplets, tout est dit avec une grande franchise.
Sardou, en bon homme de droite, dit ce qu’il pense. La gauche en heritiere du marxisme, pense que tous discour cahce des interets et donc ne dit pas ce qu’elle pense, ne fait pas ce qu’elle dit et croit que la societe fonctionne comme cela.
Il est donc beaucoup plus interessant d’ etudier les chanteurs de gauche car a travers l’emotion, ils disent ce que veut vraiment la gauche.
La prochaine fois, je vous fais Renaud !