Thème 1 : la liberté et l’égalité sont-elles conciliables ?
- Le « pont de la fraternité » : La liberté menée au bout de son exigence aboutit au libéralisme. L’égalité poussée à son extrême devient l’égalitarisme. Entre les deux rives, la fraternité peut-elle être un pont qui permet de concilier ces deux aspirations ? Si oui comment ? La fraternité jusqu’où ? familiale, nationale, européenne, universelle ?
- La dignité humaine, condition clé de la fraternité : Les trois principes sacrés de notre devise ne se rejoignent-ils pas pour dénoncer l’injure d’infériorité ? Ainsi récemment, Christian Vanneste de l’UMP condamné pour avoir parlé d’infériorité morale de l’homosexualité, et Georges Frêche exclu du PS pour avoir traité les harkis de sous-hommes. La valeur de la dignité humaine a conduit en France à interdire le lancer de nains même si ces personnes avaient librement consenti de participer à ces manifestations.
- Le principe de non discrimination est un facteur d’égalité de droit qui ne confine pas à l’égalitarisme. L’action de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est à signaler sur ce point. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) se prépare à déposer sur la table des candidats à la présidentielle un nouvel avis sur la mesure de la diversité. Objectif : trouver un équilibre entre les deux exigences de lutte contre les discriminations et du respect de la loi.