théme 1 : avez vous lu la DDHC ???
C’est pourtant clair que la définition de la liberté fait directement appel à l’égalité ! être libre, c’est pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas autrui. Ce qui implique une parfaite symétrie légale, une parfaite égalité en droit, entre autrui et moi-même.
Ce qui présuppose une définition commune de ce qui nuisible, et de ce qui ne l’est pas. On peut aussi bien considérer que le libre-paturage n’est pas une nuisance, et tant pis pour l’agriculture, ou inversement qu’il est permis de s’enclore, et tant pis pour l’élevage : les deux s’accordent avec l’égalité et avec la liberté, mais le résultat est radicalement différent. En revanche, un système qui module le droit de s’enclore en fonction de l’activité du voisin ne respecte ni l’égalité ni la liberté ; par contre les pouvoirs publics adorent ce genre de solution carpe-lapin, toujours sous de louables prétextes bien sur.
Ou est la nuisance dans le lancer de nain ? Dans un malaise moral assez vaseux, comparable à celui que peut éprouver un croyant face à une caricature de son prophète, ou encore un militant face à une bourde de son champion politique coincé par un humoriste ; dans un « sentiment », un truc qui relève des gout et des couleurs, de l’arbitraire le plus complet. L’interdiction du lancer de nain est le symptome d’une prise de contrôle du réel par le virtuel, une défaite majeure du concret, de la liberté, et de l’égalité face à l’émotionnel et à l’arbitraire.