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Commentaire de morice

sur Les folies de la Guerre Froide révélées (14) : en juin 1969, les américains savaient déjà qu'ils avaient gagné (a)


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morice morice 17 septembre 2012 22:33

ah ah ah : ça devient GROTESQUE :


Vous êtes à l’évidence passé complètement à côté de l’intérêt de l’architecture de la N1, que Korolev qui était loin d’être un sot avait bien vu. Le premier étage de la Saturn avait cinq moteurs seulement, que se serait-il passé si l’un d’entre eux avait dysfonctionné ? Il aurait été impossible de stabiliser la fusée. 

Cinq tuyères, ça fait une centrale : si c’est celle là qui faiblit c’est no problem, à part une poussée insuffisante. Vous IGNOREZ encore une fois que les moteurs géants de la Saturn sont ceux qui ont enduré les tests les plus sévères : toute personne au fait de la chose sait d’ailleurs que la Saturn I-B sera bricolée à la hâte pour combler le retard de son développement : sauf VOUS, visiblement.


Vous laissez en prime entendre que les 30 moteurs à la base de la fusée N1 auraient été moins sensibles que la Saturn au basculement de la fusée. Décidément vous IGNOREZ TOUT du sujet : la fusée N1 a été délibérément explosée lors du premier essai en raison de l’insuffisance de poussée de.... deux moteurs, incendiés. Lors de la tentative (filmée) de la troisième tentative, la fusée partira dès le décollage... de travers (c’est visible en vidéo) car la moindre baisse de poussée sur moins de 4 tuyères la faisait pencher, la faute à l’insuffisance de rendement des tuyères à essence/oxygène. Prétendre que les 30 moteurs de la N1 étaient plus « stables » que la Saturn est une hérésie historique et une méconnaissance totale de l’architecture des deux engins.


Korolev connaissait pertinemment la qualité des moteurs qu’on lui livrait, et le fait qu’il n’ait pas choisi cinq énormes moteurs pour la N1 ne tient pas tant du fait qu’aucun OKB soviétique ne savait les concevoir, mais bien davantage du fait que face au taux de défaillance des pièces livrées, la seule manière d’assurer des chances de succès au lanceur était de multiplier les moteurs. 

C’est la plus belle celle-là : la première N1 est construite.... un an après la mort de Korolev, décédé en 1966, et le premier assemblage pour test « dummy » n’a lieu qu’en 1968. En 1969, moment où selon vous Korolev connaissait la poussée de ses moteurs, il bouffait les pissenlits par la racine depuis trois années !


Les russes ne SAURONT jamais fabriquer de moteurs équivalents à la Saturn (et les américains incapables d’en faire d’autres depuis !) car ils ne disposent pas d’une métallurgie capable de fabriquer des TURBINES alimentant les tuyères énormes. 


Ainsi, pour compenser une défaillance sur un moteur, il suffisait d’éteindre son symétrique. La différence de poussée était alors de 1/15ème, ce qui ne compromettait pas encore la réussite de la mission.

Ah Ah Ah : on appuyait sur un bouton, en constatant que le moteur opposé était mort... car c’est la suite le plus drôle : Il n’y avait absolument pas besoin d’un ordinateur : les russes maîtrisaient bien mieux que nous les principes de l’asservissement électronique analogique, avec lesquels ils équipaient les commandes de leurs avions de chasse jusque vers le milieu des années 70, et jusqu’à la fin des années 80 pour certains modèles.


Encore une fois vous IGNOREZ TOUT. Le seul moyen de calculer la poussée diamètralement opposée était l’ordinateur : ce n’était pas possible avec votre système à lampes comme celui qui équipait encore le Mig25.... les russes disposaient d’un ordinateur à bord de la NI ; avec un emplacement spécifique sur la fusée. Les russes possédaient des ordinateurs, comme l’Argon qui pilotera la capsule Zond, construit par la Scientific Research Institute of Electronic Machinery (NIEM) de Moscou.


Vous IGNOREZ TOUT du projet N1, dont toute la phase de décollage était le fait d’un ordinateur de bord qui sera grandement amélioré pour le quatrième lancement, en se chargeant d’autres tâches en plus : « Unlike Korolev’s and Chelomey’s design bureaus, which ordered computer hardware from other manufacturers, the Scientific Research Institute of Automatics and Instrument-Making (NII AP), led by Nikolai Pilyugin, the chief designer of control systems for Soviet spacecraft, designed and developed its own onboard computers. For the second phase of the development of the lunar complex N1-L3, Pilyugin’s institute designed a new control system based on the S-530 computer. It was intended for calculating all control tasks : guidance, control of the operating logic of the control system’s own equipment, and control of the engines and of all other systems in the N1 rocket. There were plans to use the same machine for the control system of the LOK (the lunar orbital ship) and the LK (the lunar ship). The S-530 computer was installed on board the N1 rocket at its fourth launch attempt on November 23, 1972, which ended unsuccessfully, and the computer was never tested in flight. After that, Pilyugin’s institute developed its own series of onboard computers, the Bisser. »

http://web.mit.edu/slava/space/introduction.htm


Ensuite, que vous ayez écrit que Bourane était une « prouesse technologique » ne vous a pas empêcher de persifler qu’elle fut la copie d’un projet américain. C’est pourtant cette position qui est intenable, mais je ne m’étonne pas que vous y croyiez encore, vu l’endroit où vous prenez vos sources.


cela s’appelle à ce stade de l’entêtement ou de la cécité. Tout le monde, sauf vous, est d’accord pour faire de Bourane une copie complète du Shuttle. Une seule image suffit pour ça :

http://www.aerospaceweb.org/question/spacecraft/buran/comparison.jpg

http://www.lalibre.be/societe/sciences-sante/article/671944/bourane-la-copie-sovietique.html

« En raison de sa furieuse ressemblance extérieure avec sa concurrente américaine, on a longtemps cru que le développement du projet était totalement le fruit de l’espionnage russe. Il est aujourd’hui toutefois admis que la ressemblance n’est qu’externe. L’intérieur de l’appareil et son avionique sont eux d’inspiration soviétique. Leur conception serait fort différente de celle de sa cousine américaine. »

Exactement ce que j’ai écrit ici en parlant de l’électronique de bord nécessaire à ce vol entièrement robotisé !!! 


L’Antonov a été conçu pour transporter les boosters d’Energuia ET sa navette, c’est la raison d’être de sa double dérive. Ce n’est pas parce que quelques illuminés s’imaginent que c’est pour une autre raison que vous devez les reprendre.


Ces « illuminés » sont des inconnus pour vous. Logique, vous n’y connaissez RIEN. Sachez quand même que c’’est une OKB, qui a été à l’origine du projet dont vous ne saviez même pas le nom, un bureau d’études comme celui de Tupolev ou... Korolev, et qu’il s’agît de l’ ОКБ-155 d’un dénommé A.I.Mikojan (que vous ingnorez, donc) dont le chef du bureau d’étude était Lozino Lozinsky. Un autre inconnu chez vous : 

http://en.wikipedia.org/wiki/Gleb_Lozino-Lozinskiy

c’est con, car c’est aussi le directeur du programme Bourane que vous dites si bien connaître... 

ah ah ah !

Au fait, MAKS en russe signifie Международный авиационно-космический салон, autrement dit... SALON AERONAUTIQUE.

ah ça c’est la meilleure. Tout le monde sauf VOUS connaît le projet Maks et ne le confond pas avec un salon d’aviation mondialement connu.

Tellement connu, le projet MAKS, qu’on envisage de le ... ressortir : il y a deux ans toute la presse spécialisée en a parlé : vous lisiez Confidences ou Jours de France ce jour-là, sans doute :

http://www.spacevidcast.com/2010/04/28/the-old-maks-russian-space-plane-might-be-new-again-2010-04-28/


même you tube s’était fait envahir par la pub...

The interesting thing about MAKS is that there is both an unmanned and manned configuration of the vehicle. Actually, there are three versions of MAKS on the table : MAKS-OS which is the manned orbital plane. MAKS-T which is designed to inject heavy payloads in to orbit. And finally MAKS-M which is a completely reusable unmanned space plane.

This isn’t the first space shuttle that Russia has designed and then cancelled. Back in 1988 the Soviet Union launched the unmanned Buran space shuttle. Buran was about the same size and shape as NASA’s current fleet of orbiters, but unlike NASA’s orbiters was able to fly completely unmanned. Due to financial difficulties the program never got any additional traction and only the one unmanned flight was made in November of 1988 and in 1992 the program was cancelled.

The development of the MAKS aerospace system started when Buran was still in the creation phase. The major goal of the MAKS project was to reduce the cost of space transportation operations and to increase the efficiency of the launch system itself. The current cost of sending 2.2 pounds of material to space aboard the US Space Shuttle is around $20,000 dollars. That means that 1 gallon of water would cost nearly $100,000 dollars to fly to the International Space station. It was and still is hoped that MAKS will be able to deliver the same weight for an estimated $1,000 to $1,200 dollars. Now, that same gallon of water would cost around $5,500 to bring to the ISS.



Mais il y a mieux encore ; il y a le mépris doublé d’une incroyable VANTARDISE :

Car d’évidence, monsieur, pour continuer à écrire les erreurs que vous écrivez, et contrairement à ce que vous tentez de nous faire croire vous ne lisez ni le Russe ni l’Ukrainien !

oh, pour ça, il y a d’autres GONFLEURS du net, qui vous disent « monsieur » alors qu’ils vous assassinent : j’en connais un, dont il est FACILE de retrouver l’origine de la grande CULTURE : c’est un gars qui sait lire la PREMIERE LIGNE DES ARTICLES de Wikipédia ! Démonstration :

Au fait, MAKS en russe signifie Международный авиационно-космический салон, autrement dit... SALON AERONAUTIQUE.


voyons les sources de ce mec qui parle si bien le russe et l’ukrainien :

première ligne de Wikipedia sur le MAKS :


http://en.wikipedia.org/wiki/MAKS_Airshow

MAKS (Russian : МАКС, Russian : Международный авиационно-космический салон, transliterated as Mezhdunarodnyj aviatsionno-kosmicheskij salon, « International Aviation and Space Salon »)

votre texte ici :Au fait, MAKS en russe signifie Международный авиационно-космический салон, autrement dit... SALON AERONAUTIQUE.


remarquez, vous avez oublié salon de l’aéronautique ET de l’ESPACE, domaine où votre IGNORANCE est FLAGRANTE.

 vous avez fait deux fois le coup :

première ligne de Wikipedia sur l’Antonov

« L’Antonov An-225 Mriya (« Le Rêve » en ukrainien) est un avion de transport très gros porteur, »

votre texte méprisant :

Par exemple, l’Antonov AN-225 modifié servant au transport de la Bourane ne s’appelle pas Myria comme vous l’écrivez mais « Mriya » qui en Ukrainien signifie « rêve ».


On vous trouvera donc au final ici plus que léger, et surtout fort méprisant, au regard du peu de connaissance que vous présentez ici sur le sujet... vous savez, les gars qui viennent laisser croire qu’ils lisent le russe et l’ukrainien alors qu’ils ont pompé Wikipedia en RECOPIANT la première ligne et en confondant cela avec un projet russe de navette spatiale, franchement, Raymond, je n’en ai pas grand chose à en penser.... sinon que leur soi-disant politesse est bien un masque, celui du mépris et de la suffisance, deux choses que vous incarnez ici à la perfection...



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