Bonjour rosemar
autour de vos propres réflexions...
ces temps derniers je pensais que, si les américains du nord mettent un point d’honneur à ponctuer leurs discours de « jokes », nous francophones, nous ne résistons guère à la tentation, ici ou là, de faire un bon mot. Ce n’est pas toujours d’un heureux effet. A cet égard je dirai que je ne suis pas un fanatique du calembour. Ne faut-il pas contrôler ses mots ? Et quand mes mots « ont dépassé ma pensée », c’est que j’ai été grossier, indiscret...désagréable, je dois des excuses. Ces véhicules de l’imagination je peux les chérir comme les haïr car, comme la meilleure et la pire des choses (la langue d’Esope !) ils peuvent, écrits ou prononcés, déclencher un conflit de proportions diverses..L’arrangement ou l’interprétation des mots dans la « Dépêche d’Ems » de Bismark, ont été la cause prétendue de la guerre franco-prussienne de 1870.
Ah, aussi quand les mots me manquent pour exprimer, regrets, douleur tristesse...c’est quand, handicapé du langage, je n’ai pas de mots pour bien exprimer ces sentiments.
D’ailleurs c’est bien souvent que les effets de mon âge me font chercher des mots qui sont bien lents à revenir...
Comme beaucoup je suis effaré du langage sms...des abréviations, des sigles (HADOPI, TSCG...hihi), langage qui « esquintent » (oh pardon !) « la belle langue de chez-nous » (Duteil)
Aussi, tiens, Les Mots, me dis-je, J-P Sartre en a fait le titre de l’autobiographie de son enfance.
En fait c’est que pour lui, les mots, comme tout écrivain il en a fait son gagne-pain...
ça sert d’avoir les mots pour dire...
bonne journée rosemar
bonne journée à tou(te)s