@Jpm, Vincent, Eurasie
Nous sommes d’accord sur l’essentiel : il faut que s’opère une prise de conscience nouvelle, qui valorise le qualitatif en remplacement du quantitatif, qui développe la solidarité, la réciprocité entre tous les êtres humains.
Cela relève bien évidemment de l’éducation. On parle de réintroduire à l’école, morale et civisme, il n’est que temps et cela pourrait porter sur deux principes fondamentaux : le respect absolu de l’autre, par la reconnaissance de sa différence, et le partage. Si l’on explique aux enfants dès le plus jeune âge et si on le leur fait vivre, que l’autre mérite le respect, que c’est a priori un ami et non un concurrent, voire un adversaire, dont il faut absolument triompher, coiffer au poteau, etc. alors on aura grandement progressé vers une société plus humaine et plus solidaire.
Reste maintenant, sur ce préalable éducatif, à trouver l’organisation économique « idéale », quelle soit à ce jour encore utopique ou plus vraiment, et propre à incarner, mettre dans les faits, cette exigence de solidarité, de partage et de réciprocité que nous appelons de nos voeux. Et là, cher JPM, comment ne voyez-vous pas la contradiction dans votre commentaire, quand, à propos d’un environnement de gratuité, vous dites « pourquoi me lèverai-je le matin pour aller aider mon coiffeur ou mon agriculteur » ? Est-ce là votre notion de la solidarité et de la réciprocité ? Si vous ne parlez pas pour pour vous (j’en suis convaincu), pourquoi pensez-vous que là serait le comportement de tout un chacun ? Est-ce ainsi que se comporteraient tous ceux que vous connaissez (famille, amis, voisins, collègues, ..) ?
Quant à l’usage « approprié » de la monnaie, vous êtes encore plus utopiste que moi, car AUCUN des maîtres de la finance mondiale n’acceptera de scier la branche sur laquelle il assoit sa puissance et son avidité. Vous savez comme moi que le politique, dans cette affaire, est totalement hors course. Les requins passeront sans peine à travers le filet, car se sont eux qui font et défont les lois.
Et c’est là la grande force de la gratuité, du non-marchand, car elle échappe totalement à l’emprise du financier ! Elle peut donc être développée en parallèle au système financier, par les citoyens, selon leur volonté d’amélioration, leur sens social, leur désir d’épanouissement personnel, leur dévouement aux autres. Il n’y a aucun frein d’aucune sorte.
Dans un système basé sur le gratuit (au niveau du nécessaire vital, pour le reste à chacun d’oeuvrer) rien n’a de prix (quantitatif) mais tout à de la valeur (qualitatif).
Il y aurait encore beaucoup à échanger. Réfléchissez à l’approche « gratuite », dans le vrai sens du terme, sans dévaloriser l’idée, le concept, le paradigme, sous prétexte qu’une minorité d’individus, sans repères moraux ou sociaux, se comportent de façon inadéquate.
Bien cordialement