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Commentaire de hervé06

sur Novembre 1917, Novembre 1967, Novembre 2012 : La tragédie palestinienne continue


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hervé06 26 novembre 2012 14:53

Partie 2 :


Certes, pour les natifs d’après 1948 (les  sabras) il s’est greffé à la culture des kibboutz celle de la Shoah, fort instrumentalisée, à dessein.

On ne peut pas toujours en dire ce que l’on souhaite (notamment en France où la loi Gayssot s’est ajoutée tout au sommet de la pyramide législative, celle-ci préalablement née pour empêcher tout accroissement d’un antisémitisme de mauvais aloi).

Il faut pour en parler rester dans les ornières de l’Histoire, pourtant plus lénifiante sur quelques uns de ces aspects qu’évolutivement enrichissante (quand les Alliès eurent connaissance des camps de concentration ? qu’en était-il exactement des accointances germano-anglosaxonnes dans les financements et le management des landers industriels du Reich, voire de certains de leurs projets – recherches « médicales », marché unique, sciences aérospatiales,…- , qui perdurèrent pourtant sous d’autres noms après 1945 ? qu’est-ce qui motiva chez les alliés cet abandon à Staline de toute l’Europe orientale ?... )

 

Pourtant, des aspects de cette période, comme l’Accord de Transfert (le Haraatva), signé début 1933 entre le parti sionisme allemand et le IIIème Reich allemand, et d’autres accords moins célèbres mais eux aussi contractés ultérieurement dans d’autres pays européens sous joug nazi, éclairent d’une autre lumière l’évolution de l’idéal sioniste.

 

Tout comme l’histoire d’un autre Accord, non signé celui-là, voulu par Eichmann – nous sommes en 1944 - lors de l’invasion de la Hongrie, qui contacta en ce sens l’émissaire hongrois de l’Agence Juive, Yoel Brand, pour lui proposer un deal (exfiltration de 100 000 juifs hongrois en Palestine contre achat de marchandises allemandes) : il l’envoya alors mander l’accord auprès de l’état major de l’Agence Juive basé en Palestine, que celui-ci  n’obtint non seulement pas, mais qui lui valut d’être intercepté en Turquie, puis nterrogé de nombreuses semaines par les services anglais mandataires, pendant que s’opérait concomitamment le nettoyage ethnique des juifs de Hongrie par les nazis… Notre représentant sioniste hongrois (Yoel Brand), arrivé quand même en terre de Palestine quelques semaines après sa détention aux fins d’interrogatoire par les anglais, découvrit que nul là-bas ne se chargea dans l’intervalle de faire vivre le projet proposé ; mieux, même, il fut promptement enterré, y compris dans les poubelles d’un Israël naissant quand vint le procès d’Eichmann en 1953, où notre Yoel Brand voulut dévoiler sa version des faits vécus, et se retrouva en butte à toutes les persécutions possibles pour le faire taire (séduction, menaces, etc…), ce qu’ils ne parvinrent toutefois pas à faire totalement, les livres écrits ne s’étant pas « envolés » (juste remisés dans l’arrière boutique de l’histoire…).

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Pour en revenir à l’Accord de Transfert germano-sioniste, un de ces volets, outre l’aspect économique « émigration contre achats de marchandises allemandes, par ailleurs boycottées dans le monde », aboutit à ce que dès 1933, les sionistes allemands obtinrent du Reich le droit de construire des camps d’entrainement pour les futurs kibboutzim (une quarantaine de camps, au départ), cela sur le sol allemand même. Le drapeau sioniste flottait en toute légalité sur ces camps situés en territoire allemand. L’un deux existait encore en Mars 1942…

L’auteur (Edwin Black, juif américain) du livre en traitant, interviewé ici par un rabbin, lors d’une émission littéraire américaine récente (2009), en relate mieux que moi les différents aspects.

 

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Les motivations que prête Edwin Black aux sionistes signataires du Haavara peuvent s’admettre.

Il est toutefois permis d’en envisager d’autres que celle, choisie par lui, d’avoir agi « avec préscience, tels les seuls visionnaires de ce qui était en train de se jouer, avec la sensation de surcroît de devoir agir avec un révolver sur la tempe ».

 

Car, en effet,

·  Quand on apprend que le signataire du traité, début 1933, était Haim Arlozoroff (juif allemand d’origine russe né en 1899, émigré en 1905 à Berlin) – assassiné quelques mois plus tard, en juin 1933 à Tel Aviv), sans qu’on n’ait jamais su par qui, mais avant la promulgation de cet Accord intervenue le 10 août 1933 - , lequel dans ses jeunes années (1917/18) eut une liaison passionnée avec la future Madame Magda Goebbels (mariage en 1931), alors amie de lycée de sa sœur ; déjà imprégné de l’idéal sioniste, il parvint à lui inculquer son enthousiasme, tant et si bien qu’elle faillit même se convertir au judaisme…

·  Quand on apprend que Rudolph Eichmann, en charge plus tard de la « solution finale », parlait lui-même l’hébreu, qu’il avait appris, connaissait parfaitement l’œuvre de Theodor Hertzl, et voyait dans cet idéal de race juive « nouvelle » tel qu’abondé par les sionistes un projet digne d’admiration…

·  Quand on lit des textes publiés dans les journaux sionistes allemands de l’époque de la promulgation des lois de Nuremberg, en 1935, trouvant dans ces dernières le terreau pour convaincre leurs coreligionnaires en confession d’adhérer à ce sionisme d’où le mariage mixte et l’assimilation étaient fortement bannies, en prévision de la création d’une race future de nouveaux juifs en terre de Palestine…

 

On ne peut totalement ignorer ces convergences d’alors entre le sionisme et l’idéal aryen qui naîtra en Allemagne dans les années ayant suivi le traité de Versailles de 1918…

La finance juive diasporique ne pouvait elle non plus ignorer tous ces états de faits…

 

N’auraient-t-ils pas, conjointement, délibérément laissé supprimer ces millions de victimes juives européennes, non sionistes, comme le prix à payer pour la réussite du projet sioniste :

 

un :

élimination des parias et des « pouilleux » – propres termes d’Hertzl, puis de Jabinotsky en 1945, à l’encontre de ces hébreux traditionnalistes et rétrogrades qui vivaient dans les communautés et ghettos d’Europe- qui risquaient de contaminer les pionniers kibboutzim

deux :

 les survivants de cette tentative nazie d’extermination, délestés par la force de leurs anciennes attaches européennes, produiront le flot notoire et nécessaire à l’implantation définitive du peuple juif en terre de Palestine

 

Je sais bien combien ma conclusion est accusatrice.

 

Mais toute l’histoire, de la création du sionisme à nos jours, tend à corroborer ce vol de la vraie histoire des Juifs (incluant la conversion des Khazars au VIIème siècle chère à Arthur Koestler - car il faut appeler un chat un chat, et il n’y a pas de honte à ce qu’une communauté religieuse s’agrandisse par la conversion -, ou le nettoyage ethnique de la Palestine en 1947/48 tel que l’a amplement illustré Illan Pape – ) au profit d’une secte : les sionistes, lesquels ont perverti l’esprit des Israëliens nés là-bas depuis 1948, voire nés ailleurs aussi pour nombre de sympathisants appelant Aliya un colonialisme d’un nouveau genre, « démocratiquement » inique et barbare à l’encontre de tout ce qui n’adhère pas à leur vision historique mensongère…

 

Le monde de demain sera celui où les juifs sincères et réellement empreints des valeurs hébraïques se soulèveront contre le paganisme sioniste qui les a peu à peu soumis à ses diktats en modifiant leur conscience…Puisse le futur y parvenir (même si malheureusement, j’en doute…)


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