Pour les auteurs de cet
amendement, le danger qu’il fallait écarter était celui d’un gouvernement
disposant d’une armée permanente, considérée comme un instrument de guerre et
d’oppression
Ce qui est toujours à l’ordre du jour pour une frange significative de la
population WASP américaine : excepté qu’à la différence des Sons of Liberty de 1773, ces « néopatriotes »
ne considèrent plus la Couronne d’Angleterre comme l’ennemi mais le
gouvernement fédéral.
Les velléités sécessionistes n’ont fait que s’accentuer et s’affirmer ces
dernières années (cas évident de mauvaise digestion de l’élection d’Obama pour
certains) et encore plus avec la réélection d’Obama. Suffisamment pour qu’aujourd’hui,
cela soit évoqué en dehors des cercles habituels et plutôt fermés (genre white
nationalist).
Ainsi le volubile Pat Buchanan (ex candidat à la Présidentielle) commence à s’inquiéter lui aussi de la fracture de
plus en plus importante entre différentes composantes de la société américaine :
While no one takes this movement as seriously as men took secession in
1861, the sentiments behind it ought not to be minimized. For they bespeak a bristling hostility to the federal
government and a dislike bordering on detestation of some Americans for other
Americans, as deep as it was on the day Beauregard’s guns fired on Fort
Sumter
Soit a) hostilité envers le gouvernement fédéral et b) fracture entre
composantes ethniques
* yeah cocorico ! Le premier général
confédéré à allumer ces enfoirés de yankees était d’ascendance française
Encore plus lorsque les dernières élections US semblent avoir marqué un basculement
dans le paysage « ethnopolitique » US et une réelle fracture entre composante
WASP ( en passe de devenir "politiquement
minoritaire") et autres composantes ethniques : 90% des suffrages
recueillis par le camp républicain étaient « blancs » : ce qui bien
entendu a renforcé encore plus la méfiance/défiance (voir détestation) envers
le gouvernement fédéral personnifié par le métisse Obama, chez les teapartistes
et white nationalist&Co.
La presse rapporte assez
largement le débat relancé aux États-Unis sur le second Amendement de la
Constitution américaine qui autorise l’achat, la détention et l’usage des armes
à feu par les citoyens américains.
Obama a une marge de manœuvre très limitée : objectivement, toute tentative
de remettre en cause cet amendement finirait à la Cour Suprême (pour l’instant
plus de membres nommés par les Républicains (Reagan, Bush(s)) que par les
Démocrates (Clinton, Obama) qui à l’évidence la bloquerait : sans parler de la
réaction à l’échelle des Etats. Bref mis à part exciter les sécessionnistes et
milices paranoïdes, se mettre à dos le puissance lobby NRA, et dans le coup les
x groupes représentant le complexe militaro-industriel : Obama devrait en toute
logique ne pas changer grand-chose. Quelques heures à peine après cette tuerie,
l’hypothèse d’un false flag obamique circulait déjà : autant dire que toute
mesure de la part de l’administration Obama ne ferait que renforcer la paranoïa
et bien entendu la fracture entre composantes de la société américaine et entre
les états.