@l’auteur
Votre remarque sur les héros
de l’Histoire africaine est intéressante et pertinente encore faudrait-il y regarder
de près pour savoir qui est réellement héros parmi les noms que vous avez
cités. A part cela, votre prise de position est pour le moins paradoxale.
D’un
côté, vous fustigez à juste titre la dévotion à De Gaulle du capitaine Sanogo à
qui vous reprochez « Les ingérences
intempestives dans les affaires de l’Etat », ingérences intempestives qui « freinent l’avancée des négociations pour la
reconquête du nord du Mali désormais aux mains des mouvements terroristes ».
De l’autre côté, vous reposez tous vos espoirs sur la France Hollandienne, sur l’UA et sa paroisse régionale la CEDEAO, à travers les rodomontades de « Yayi Boni, président du Bénin et président en exercice de l’Union
africaine à inviter fermement Sanogo et les militaires à se retirer de la vie
politique au Mali ». Mais De Gaulle, la CDEAO et l’UA, c’est ni plus ni moins la même bouillabaisse
fielleuse coloniale servie à l’Afrique Noire depuis au moins cinquante ans.
Voici déjà neuf mois que
cette bouillabaisse coloniale mijote et écume sur le feu de l’invasion du Mali
par les Touaregs. Nous savons très bien que les touaregs, ces berbéro-maghrébins, fraction demeurée nomade des descendants des peuples de la mer, peuples de race blanche déferlant d’Europe et d’Asie centrale, envahisseurs de l’Afrique au temps des pharaons, sont le détachement avant-gardiste du monde sémite judéo-islamique dans la conquête du Sahel. Leur rôle est la conquête du Sahel pour étendre le territoire du Maghreb aux dépends de ce que l’Occident appelle
méprisamment « l’Afrique subsaharienne »,
« le Continent Noir ».
Depuis neuf
mois, on ne voit toujours rien de concret pointer à l’horizon pour la
libération du Mali. Sanogo n’est qu’un pion utilisé par la Françafrique hollandienne et l’UA pour masquer leur démission devant l’amputation
territoriale du Mali par le monde islamique. Depuis neuf mois, on ne voit
toujours rien de concret pointer à l’horizon, à part les manœuvres hypocrites et scélérates de la France dans
les coulisses diplomatiques marchandant le territoire du Mali avec le monde
arabo-maghrébin.
Dans ce marchandage, les
pétrodollars du monde islamique pèsent lourd sur la balance car, ne l’oublions
pas, la crise financière frappe durement l’Europe, la France en particulier. Ce
n’est pas pour rien que, depuis Nicolas Sarkozy, par exemple le Qatar, une île monarchique minuscule
financièrement plus riche que la France, déverse ses pétrodollars dans l’économie de la France et dans sa politique de
sécurisation de ses banlieues tiers-mondistes. On remarquera que c’est le même Qatar principalement qui actionne et sponsorise les bandes pillardes berbéro-islamiques
pour la conquête et l’occupation territoriales du Sahel au profit du monde
islamique.
Le Qatar n’est pas le seul pays du monde judéo-arabe à cautionner et à
financer l’occupation du Sahel, du Mali en particulier par les razzieurs
berbéro-touaregs. C’est tout le monde arabe qui cautionne et participe à cette
conquête du Sahel. Cette participation du monde arabe est directe pour certains
pays comme le Qatar, et souterraine pour d’autres comme ceux du Maghreb
(Egypte, Lybie, Algérie, Maroc, Tunisie…).
Le Maghreb n’est-il pas intéressé
par le projet de l’Union Méditerranéenne lancé par Nicolas Sarkhozy et
actuellement réchauffé par François Hollande son successeur ! Le dernier
voyage de François Hollande en Algérie était, à point nommé, consacré à la
signature des contrats d’investissements des capitaux français en Algérie. Par
ces contrats d’investissements, la France peut espérer relancer son économie menacée de
récession et juguler la forte augmentation du chômage dans l’hexagone, tandis
que l’Algérie, entre autres avantages, assure aux pillards nomades berbéro-touaregs,
frères de race, la tranquillité et la pérennité de leur occupation territoriale
du Sahel.
Le marchandage du Sahel par la France au monde sémito-islamique
est plus juteux pour la France. A quoi bon se ruiner à monter une armée africaine modernisée capable de libérer
le Mali sans garanti de sécurité pour ses champs d’exploitation d’uranium et
autres matières premières dont regorge le Sahel. En marchandant le Sahel avec
le monde arabe, la France
attire vers elle les immenses réserves de pétrodollars du monde arabe et
garantit en même temps l’exploitation plus sécurisée des ressources du Sahel,
la sécurité étant mieux assurée par le monde arabe que par les bons à rien
subsahariens.
La
stratégie de la France par rapport au Mali est claire et limpide comme l’eau de roche. Cette stratégie de la France consiste à sous-louer aux monarchies pétrodollariennes arabes, et
pourquoi pas à leur laisser en location-gérance, aujourd’hui le territoire du Nord-Mali,
demain celui du Nord-Niger et de l’ensemble du Sahel. N’oublions pas que tout
objet entre les mains d’un capitaliste est une marchandise.
Pour la France, l’enjeu de cette stratégie est double : d’une part, le renflouement de ses
finances en faillite officiellement déclarée par le gouvernement de François
Fillon sous Nicolas Sarkozy, faillite confirmée par le gouvernement de
Jean-Marc Ayrault sous François Hollande, et d’autre part, la stabilité de son
exploitation des ressources du Sahel, actuellement l’uranium pour ses centrales
nucléaires assurant son « indépendance »
énergétique. Le
démantèlement de la Lybie de Kadhafi par la France participe de cette stratégie. La fraction militaire puissamment armée des
terroristes berbéro-maghrébins vient en effet de Lybie suite à la débâcle du
régime de Kadhafi.
Le Monde entier comprend et voit très bien cette stratégie
de la France
qui se déroule sous ses yeux. Seuls les africains gogos, particulièrement la Françafrique, ne la
voient pas et ne peuvent pas la comprendre.