Sur le risque du « huis clos » qui serait induit par les positions du NPA,
je signale qu’elles participent à leur façon des discussions qui ont
lieu dans le mouvement altermondialisation. Il faudrait donc s’atteler
à démonter le paradoxe qu’il y aurait à être isolationniste
altermondialiste. Pour cela, le mieux reste encore d’aller visiter ce
qu’écrivent les économistes de ce courant par ailleurs pluriel et sortir
des postulats et caricatures. Je renvoie donc à :
http://hussonet.free.fr/
qui a l’avantage de recenser nombre de ses confrères parmi lesquels je recommande :
http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?auteur4
http://www.alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/
http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey
J’ajouterais Thomas Coutrot : http://www.france.attac.org/archives/spip.php?auteur481
Sur les retraites on pourra consulter la page impressionnante de références d’articles que leur dédie Michel Husson : http://reparti.free.fr/
Toute tentative de désinsérer la problématique de la protection sociale, en particulier celle des retraites, du rapport au salaire se retrouve, consentante ou pas, prisonnière des raisonnements patronaux cherchant à casser ce que la répartition leur a imposé. Bernard Friot résume bien ce point : "Il faut voir ce qu’a d’anticapitaliste la situation de retraités qui
continuent à percevoir, pendant des décennies et de façon irrévocable,
un salaire ; ce qu’a d’anticapitaliste le
financement de ce dernier par une cotisation sociale, c’est-à-dire par
un prélèvement sur la valeur ajoutée * qui assume des engagements de
long terme sans aucune accumulation financière.« »Commençons par la cotisation. Cette face méconnue du salaire, contestée par le patronat comme une « charge sociale », est l’une des grandes inventions du XXe siècle.
Chaque emploi donne lieu au prélèvement d’une part de la valeur
ajoutée, en plus du salaire net, affectée au financement des prestations
sociales. C’est la part socialisée du salaire. Elle est considérable :
pour 100 euros de salaire net, on compte 73 euros de cotisations
salariés et employeurs et 10 euros de contribution sociale généralisée (CSG), impôt affecté à la Sécurité sociale. Plus de 45 % du salaire total se trouve ainsi socialisé pour la protection sociale, les cotisations en représentant l’essentiel : 40 %.«
»Cette appropriation collective de la valeur ajoutée présente plusieurs
vertus. Comme l’impôt transformé en service public, la cotisation ne
génère aucune accumulation financière avant sa métamorphose en
prestation sociale. Elle s’oppose au profit qui alimente les
portefeuilles financiers. Ces derniers, prétend-on, sont indispensables
pour investir ; la cotisation sociale prouve
le contraire en assumant avec succès, depuis un demi-siècle dans les
pays les plus développés, des engagements massifs (13 % du produit intérieur brut en France) et de long terme (des dizaines d’années) : les pensions." L’article complet dont la provocation est à la mesure de l’adaptation des esprits de beaucoup à l’air du temps qui cherche à rationaliser la gestion des retraites sans poser la question des fondements de celles-ci, est ici :
Retraites, un trésor impensé
Bernard Friot fait partie des alter qui prennent à rebrousse-poil la pensée dite unique : http://www.ies-salariat.org/spip.php?article2