Remarquable ! Au 19eme siècle, la décroissance ou du moins la stabilité théorisée et promue ! Quelle vision !
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Stuart_Mill  ; .... L’humanité doit choisir l’état stationnaire avant que la nécessité ne l’y contraigne.
On y est !
Hélas, ces écris n’ont pas eu les échos et suites souhaitées ..... Lire http://tinyurl.com/aqp5tcg
Depuis longtemps, les économistes avaient donc pris en compte cette
contrainte environnementale. Mais cet état stationnaire ne fait pas peur
à John Stuart Mill (économiste classique, dans la lignée de Smith et
Ricardo). Pour ce dernier, l’état stationnaire signifie la fin de la
quête du profit à tout prix et la recherche du bénéfice qu’on peut dire
culturel. Keynes, presque un siècle plus tard, suivra cette idée. Il
explique que dans quelques générations, les individus seront sept à huit
fois plus riches, ce qui leur permettra de satisfaire sans problème
leurs besoins absolus (les besoins nécessaires et indépendants des
autres individus). Se pose alors la question des besoins relatifs, qui
visent à satisfaire notre désir de puissance social, d’ostentation. Pour
mener une « vie bonne », il faut s’écarter de ces désirs. Keynes
souhaite le rejet de « l’amour de l’argent », remplacé par l’amour de l’éducation et de l’art.
Bien entendu, ces idéaux semblent véhiculer une vision aristocratique
de la société. La réalisation de ces projets passe donc par une
réduction des inégalités et une démocratisation réelle de l’éducation.
Cette pensée se retrouve aujourd’hui chez les partisans de la
décroissance.