En résumé des réactions on constate qu’une minorité sont en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’UE. Henri D en est un partisan convaincu. Il avance de bons arguments. Fatale, fidèle à son nom, est fataliste en nous promettant l’entrée pour 2017. Martin nous offre un bon résumé de l’histoire, que j’apprécie d‘autant plus que, comme lui, je pense que le présent s’explique, en partie, par l’histoire. Aldous est un ferme opposant à l’entrée, et il nous fournit une multitude de raisons. Je suis tout à fait d’accord avec lui. Dans l’article, je ne voulais pas trop insister sur mon opinion personnelle, mais ici je me permets de dire que je suis contre l’entrée de la Turquie pour des raisons culturelles et religieuses. Mais oui, Par Pie, je n’ai pas honte de le dire.
On assiste en Europe à une espèce de fatigue historique et d’inaptitude à faire respecter ses valeurs, comme pour toutes les nations déchues. Tant et si bien que beaucoup d’Européens en sont venus à honnir l’islam, qui n’en peut mais et qui a simplement gagné le terrain qu’on lui a cédé, pleutres que nous sommes.
C’est ainsi, chose comique, que les notables d’Amiens en sont venus à débaptiser le traditionnel marché de Noël, ô le vilain mot, pour l’appeler marché d’Hiver, ce qui est quand même infiniment plus joli. C’est ainsi encore que nous sommes condamnés à manger de la viande hallal qui n’est pas qualifiée comme telle, contrairement à toutes les lois de transparence et de traçabilité. Si on est arrivé là, c’est sous le fallacieux prétexte qu’il ne faudrait pas montrer du doigt une religion qui, de surcroît, touche sa dîme sur chaque bifteck ou bas morceau. Tant mieux pour les imams et tant pis pour la souffrance animale : les bêtes ne votent pas.
Tels sont les effets de notre état d’épuisement et de procrastination nationaux. L’islam n’y est pour rien : parce qu’il ne trouve aucune résistance ou presque, il avance tranquillement ses pions dans les hôpitaux, les cantines ou les programmes scolaires. L’entrée de la Turquie dans l’UE favoriserait la progression de l’islam dans la société civile. Le peuple turc serait le plus grand peuple d’Europe. De mon année passée en Turquie je n’ai que de très bons souvenirs du peuple turc. Mais c’était avant la réislamisation du pays. J’avais aussi des classes de filles. Je n’ai jamais vu, ni à l’école ni dans la rue, une fille voilée.