@le moine
« on a vu ce qui s’est passé au Rwanda et à quelle vitesse le nombre de morts à augmenter »
Vous faites bien de citer cet exemple, entre autres. Je me suis fatiguée à le dire au tout début. Nous avons en jeux deux acteurs qui ne disposent pas des mêmes forces, le peuple et le gouvernement.
Ce dernier a la force pour lui, et il est capable d’anéantir le peuple en deux temps trois mouvements. Ce n’est pas de son intérêt.
Quant au peuple, une bonne part ne s’occupe pas de politique et ne fait que s’occuper de son gagne de pain. Il y a ensuite une minorité qui est très politisée, mais ne cherche pas non plus la confrontation et la destruction. Il y a finalement un infinitésimal pourcentage qui cherche le changement à tout prix, y compris par le chaos. C’est ce pourcentage que l’on nous montre, ne représentant qu’eux mêmes, mais ils sont à l’étranger travaillant main dans la main avec les ennemis de leur propre pays.
Mais pour arriver à ce qui se passe en Syrie, il faut bien sûr un plan concerté, une logistique, des hommes en nombre, ce que l’on appelle la chair à canon (ou plutôt la chair aux attentats suicides) et des terroristes. Tout ceci ne s’improvise pas.
Les médias ont pour fonction de nous faire avaler un mythe, celui du peuple qui se soulève, pas un jour, pas deux, une semaine, deux mois (combien a duré la Commune ?? ?) et ensuite de nous romancer des rebelles qui ne sont pas armés, et le cynisme de l’Occident qui ne leur donne pas d’armes pour se défendre etc