« Peut-on penser progrès technologique en pensant en même temps et sur un pied d’égalité, progrès de l’Homme ou même Progrès de l’Humanité ? »
C’est en effet ce que nous avons « oublié » de faire.
Quand, enfin, la machine a commencé à remplacer l’homme pour effectuer les tâches lourdes, difficiles, répétitives, cela aurait être un vrai progrès si, dans le même temps, les richesses produites par ces machines avaient été partagées .. mais on est resté avec cette idée aberrante que ceux qui n’ont pas de fortune doivent « travailler pour vivre ».
Il est encore temps de s’organiser autrement et, par exemple, d’instaurer un revenu de base inconditionnel qui permettrait à tous d’avoir un minimum vital grâce aux richesses produites par la technologie, la technologie ayant remplacé les esclaves des temps anciens.
L’humain d’abord, d’accord. Mais où est l’humanité d’obliger certaines personnes à passer 8 par jous enfermés dans une guéritte ou derrière un guichet sous le prétexte égoïste que l’on préfère avoir affaire à des humains plutôt qu’à des machines ?
D’autant plus que je ne vois guère de relations chaleureuses de la part des clients vis-à-vis, par exemple, de la personne récoltant les péages d’autoroute : souvent pas de bonjour, pas de merci, pas de sourire... d’ailleurs pas le temps de le faire : derrière, il y a du monde qui attend.
Il y a mieux à faire de sa vie que de la perdre à la gagner en faisant les tâches que les machines peuvent faire sans souffrir, elles.
P.S. : l’objection de croissance ne prône pas le retour à la lampe à huile, ni à la bougie, ça, c’est une carricature - elle s’inquiète de la folie de cette croyance qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini, ce qui nous conduira au retour à la lampe à l’huile ou à la bougie quand on aura épuisé toutes les ressources... nuance.
Ah ! Elle est aussi pour une DIA : Dotation Inconditionnelle d’Autonomie.
http://www.superno.com/clampins/2013/02/les-bouleversements-qui-viennent/