Dans l’alternative que vous posez être celle du PCF vous oubliez le point commun des 2 pôles : le refus d’engager le fer avec un PS qui, qu’on tourne la question dans tous les sens, applique un programme de transfert sur le peuple des coûts de la sortie de crise capitaliste ! Sur le premier pôle l’alliance avec le PG reste prisonnière de la même stratégie de fond que le 2e pôle : une alliance avec le PS ou une fraction de ce parti (Mélenchon premier ministre de Hollande ou ministre de Montebourg). La seule différence c’est que, dans le premier cas, on agite l’épouvantail de la révolution citoyenne qui est une rhétorique de la rupture qui fait l’impasse sur le développement et l’autonomie politique du mouvement social. Le centre de gravité politique reste institutionnel (électoraliste) et incontournablement lié (et donc subordonné) au PS. Dans ce cadre-là un mouvement social est un risque de débordement qu’il faut neutraliser en restant sagement dans la roue des directions syndicales qui précisément cassent toutes les possibilités de coordination, centralisation des luttes.
Le risque de rupture avec Mélenchon ne porte pas sur le fond entre un PCF tenté de se mettre à la remorque du PS et un Mélenchon partisan de la rupture avec ce parti mais dans les rythmes de ce qui reste un rapport de dépendance avec le PS : le PG veut des listes indépendantes aux municipales de 2014 au 1er tour contre un PC hésitant à reconduire les alliances avec le PS mais au second tour ce n’est déjà plus tout à fait clair. Et pour couronner le tout Mélenchon continue à faire des courbettes devant Montebourg-l’incapable de Florange !