L’intellectuel, et surtout l’universitaire, a toujours été réputé pour verser dans le pédantisme, une façon de gargariser son intellect comme vous le dîtes « l’universitaire cherche à cultiver son statut d’intellectuel en recourant à des tournures de phrases volontairement alambiquées ».
Mais le plus grave n’est pas là, le vocabulaire fumeux est une sorte de tradition dans le milieu universitaire, c’est presque une sorte d’habitus social, comme une sorte de signe distinctif tribal ! Ce qui peut être dommageable comme vous le faîtes remarquer puisque le vocabulaire pompeux et les phrase kantienne en découragent plus d’un, ce qui est largement compréhensible.
Au delà du fait de ne pas être accessible, car l’universitaire ne se veut absolument pas accessible, le plus affligeant c’est de voir que l’universitaire pose des tautologies comme des réflexions construites, tourne en rond, envisage un problème sous un angle maintes fois exploité, et jette de la poudre aux yeux à ses semblables à grand renforts de termes scientifico-injustifés pour maquiller le tout en considérations dignes d’intérêt de la part de ladite communauté universitaire.