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Commentaire de didier

sur Le « vrai » cinéma est « ailleurs », au 24e Festival international du premier film d'Annonay : compte-rendu


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didier (---.---.98.92) 18 février 2007 23:37

Monsieur

Vous avez cité le mot-clé : surmédiatisé. C’est cette démesure publicitaire qui écoeure ceux qui aiment le cinéma, car nous préférons que dix espaces publicitaires nous présentent dix films différents que dix fois le même film ( le budget pub moyen d’un film a été multiplié par 7 en dix ans ). C’est la dictature des grands diffuseurs ( distributeurs et télévision ) qui martyrise cet art populaire qui, puisqu’il est le seul à avoir encore ce statut, mérite notre plus grand respect.

Les dernières surmédiatisations concernent les bronzés 3 et Arthur et les trucmuches... Oserez-vous les comparer à des pièces de Molière ? La nuance est de taille : le succès populaire ne fait pas l’art populaire, car la donne est radicalement faussé. Un seul exemple : la sortie de film dans 1000 salles est un phénomène très récent, qui a débuté avec le magnifique Astérix de G.Oury. Allez-vous voir un film distribué dans 5 salles à 50 kilomètres de chez vous et qui a eu une couverture médiatique quasi-nulle ? Je vous rappelle qu’à l’époque de Molière, le théâtre était itinérant, et allait à la rencontre du public.

Pour conclure, car il se fait tard, je pense que vous avez tort de considérer qu’un film réalisé par un véritable cinéaste ( c’est-à-dire un artiste ) n’est pas par nature populaire ( les exemples ne manquent pas dans l’histoire du cinéma ). Un art populaire n’est pas un art de masse, mais un art qui peut toucher toutes personnes, quelles que soient sa condition. Quand un paysan illétré allait voir une pièce de Molière, il vivait en plus grand. Demandez aux spectateurs des Bronzés si ce fut le cas ?


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