Bref, l’auteur, vous êtes-vous demandé la chose suivante : si vous aviez un tant soit peu et de vous-mêmes respecté les lieux et les personnes, aurait-on eu besoin de toutes ces restrictions ?
Je ne suis pas porte-parole, je ne suis mandaté par personne, mais à votre question, je réponds : oui, évidemment, je me suis posé la question. Quoique issu d’un milieu modeste, j’ai été éduqué, j’ai appris tout enfant à faire attention aux autres. Je n’ai pas attendu Tournesol Touraide : j’ai un balcon, je n’ai jamais jeté un mégot par-dessus la rambarde, et le reste à l’avenant. Relisez-moi : je parle des méfaits de la prohibition, et de son inefficacité totale. Exemple souvent repris par mes contradicteurs : les mégots devant les cafés. Eh bien, justement, ces mégots, on ne les trouvait pas avant la prohibition : ils se trouvaient dans les cendriers ou, au pire, au sol devant le bar. Le garçon passait de temps en temps le balai, et voilà tout…