Flux migratoires,
pudique façon de nommer ce qui n’est que le débordement
démographique des parties surpeuplées de la planète, tentant de
diriger vers des pays plus riches leur trop-plein de pauvres.
Pauvreté, inégalités,
pillage des ressources naturelles sont autant de maux contre lesquels
les politiques économiques et sociales des États, comme des
collectivités qui les composent, ne peuvent avoir de sens que si
sont pris en compte les fondamentaux de la démographie mondiale et
les problèmes de surpopulation qu’elle génère inexorablement, au
détriment d’une planète mutilée et par voie de conséquence, des
espèces qui la peuplent.
Ceux
qui, dans de grands élans de générosité inspirés aussi bien du
marxisme que du christianisme et autres idéologies et religions,
veulent imposer la dictature du prolétariat ou pour le moins leur
vision si compassionnelle de la pauvreté, sont en réalité les
promoteurs de celle-ci, au détriment premier de ceux qui en
souffrent. Croyant ou prétendant lutter pour ces derniers, ne
s’obstinent-ils pas, dans une lutte des classes dont les avatars
prouvent dorénavant l’archaïsme, moins à partager les richesses du
monde qu’à rejeter sommairement sur la seule collectivité, la
responsabilité du destin des pauvres ? Ne négligent-ils pas ce
faisant, la part prépondérante qui en incombe à chacun ? La sort
de quiconque est d’abord dû à sa naissance, et vouloir l’ignorer ne
fait que retourner la colère des plus déshérités contre
eux-mêmes, les enfonçant toujours plus dans leur condition en
perdant de vue qu’elle est avant tout héréditaire et que c’est par
conséquent sur ce terrain qu’il faut la combattre.
Par simple humanité, la
responsabilité collective ne peut être écartée ; les antécédents
et le poids de la société peuvent peser sur l’individu au point de
le priver de réelles possibilités de réaction et il importe que
cette même société lui apporte alors son aide. Mais elle devient
elle-même impuissante lorsque ce poids atteint la démesure et un
degré de complexité que rien ne peut plus démêler. Parmi les
facteurs de ce poids et de cette complexité figure indéniablement
le nombre.
Or, comme le dénonçait
déjà Alfred SAUVY : « ... Bannie des université, méprisée des
économistes, inconnue de « l’honnête homme », cette science
capitale [qu’est la démographie] a dû, pendant deux siècles, vivre
à l’état sauvage .... Et aujourd’hui encore, dans les milieux
universitaires, elle est considérée comme une intruse, plus que
comme une personne de la grande famille. Si on lui octroie une place,
c’est pour en faire une sorte de pensionnaire, de locataire et,
ainsi, éviter de lui donner ses possibilités de développement. De
toutes les responsabilités qui s’ouvrent et se prennent, celle des
universitaires [et des politiques] est particulièrement lourde. »
Pour approfondir cet article, voir :
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com
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