Logan,
C’est plutôt vous qui ne retenez que ce qui vous arrange.
Ce que vous ne voulez pas voir, c’est qu’un compromis avec des pays dont les intérêts
sont contraires à ceux du peuple Français ne peut forcément rien donner de bon
pour nous. C’est une question de logique.
Vous essayez de réduire cela à du nationalisme, mais en
attendant les membres du conseil sont
élus par leur peuple et doivent lui rendre des comptes, donc ils se doivent
de lui donner un minimum l’impression de défendre ses intérêts.
Ce qui fait que Merkel ne lâche rien sur l’austérité imposée
aux pays Méditerranéens, c’est avant tout que la majorité de son peuple n’accepte
pas l’idée de renflouer les déficits Grecs ou Italiens avec de l’argent
Allemand (et le SPD s’affiche sur la même longueur d’onde). C’est d’ailleurs ça
qui fait que tout projet d’ « europe sociale » n’est qu’une
vaste fumisterie.
Or, il y a un moment ou il fait regarder les choses en face :
la France
et l’Allemagne ont, pour ne
citer qu’elles, besoin de politiques
économiques, budgétaires et monétaires qui sont incompatibles. Parce que ce
n’est pas la même population dans ces 2 pays (très vieillissante en Allemagne,
plus jeune et métissée en France), pas la même culture, pas les mêmes
productions... Et pas les mêmes souhaits non plus.
C’est ça la réalité : l’europe est un ensemble incohérent par nature.
D’autre part, vous pouvez le percevoir comme vous voulez, en
attendant la réalité est là, et elle est que la
France ne
représente pas 38% de la population cumulée des pays de l’union européenne,
donc qu’elle ne dispose d’aucun droit de
véto permanent au conseil européen (contrairement à l’ONU où elle a droit
de véto au Conseil de Sécurité), il est réduit aux domaines de l’unanimité (et
ils se raréfient).
La seule responsabilité qui reste au gouvernement dans l’acceptation
des directives imposées par l’union européenne réside dans le fait qu’il ne veut
pas sortir la France
de cette union, et c’est pour ce motif qu’il est à blâmer.
Quand on veut comprendre le fonctionnement de cette
institution mortifère qu’est l’union européenne, il faut avant tout lire ses
traités constitutifs et se renseigner sur ceux qui les ont mis en place :
-d’ancien nazis (Walter Hallstein, juriste, 1er président
de la commission européenne ayant participé à la rédaction du Traité de Rome, après
avoir été un cadre du parti Nazi chargé de penser le cadre juridique de la « grande
europe » sous domination du Reich http://article-50.eu/walter-hallstein-qui-etait-vraiment-le-premier-president-de-la-commission-europeenne/)
et
-d’anciens collabos (Robert Schuman, 1er membre
du gouvernement Pétain à dialoguer avec l’occupant en 1940) financés par la CIA et le département d’état
US pour la genèse du machin supranational puis,
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1Atyvt9TlcQ
http://reseauinternational.net/les-grandes-arnaques/quand-la-cia-financait-la-construction-europeenne/
http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article338
-des lobbys au service des multinationales US (Chambre de
Commerce Américaine de Bruxelles) qui ont pris le relais et ont directement
inspiré la plupart des évolutions de cette union. Sans parler de la mainmise de
Goldman Sachs (les anciens collègues à Mario, pleins de bonnes intentions pour
nous http://www.leparisien.fr/economie/goldman-sachs-conseille-a-la-france-de-baisser-les-salaires-de-30-30-01-2013-2525317.php)
sur cette organisation. Cette mainmise n’est pas arrivée par hasard, elle est
intimement liée à cette organisation.
Mais c’est sûr qu’en écoutant la propagande européiste, tout
serait la faute de ces méchants états égoïstes qui se mettraient d’accord pour
opprimer leurs peuples et les empêcher de fusionner dans la « grande europe ».
Mais ces sornettes deviennent totalement indigestes une fois qu’on a effectué
le travail de recherche cité ci-dessus.
Les états sont des Nations, et que c’est en elles que les
peuples se reconnaissent, et le prétendu « égoïsme national » des
représentants des états vient simplement du fait qu’il ont encore l’obligation
de donner un minimum le change à leurs électeurs, afin de préserver les
apparences de la démocratie représentative.
Ce qui ne les empêche pas de céder aux pressions de l’oligarchie
pour accepter les mesures d’austérité de « sauvetage de l’euro ».
L’union européenne est une excellente affaire pour l’oligarchie,
y compris l’oligarchie Française, qui, comme voici 70-75 ans, se complait dans
la traitrise : le Medef est
clairement fédéraliste européen, afin de pouvoir mieux détruire notre modèle
social Français, comme ses prédécesseurs qui clamaient « plutôt Hitler que
le Front Populaire ! ».