1. Appliquer la TQ sur tout l’univers pose comme pour la RG la
question de la taille de ce dernier ainsi que celle de sa topologie.
Nous
sommes donc obligé à moins de faire de lourdes hypothèses d’appliquer
les équations à l’univers visible, qui n’est qu’une partie d’un tout
inconnu.
Je crois que je n’étais pas été assez précis en parlant de l’univers comme système à considérer pour l’énergie noire.
C’est vrai en ce qui concerne les observations qui sont faites : on mesure des paramètres qui sont bien à une échelle significative par rapport à ce qu’on sait de la taille de l’univers (que je définirai ici comme la taille de l’univers observable, la distance à l’horizon)
On en déduit par contre une densité moyenne, on ramène donc une mesure à échelle cosmologique à une valeur moyenne dans un volume arbitraire d’espace, qui n’est pas forcément de la taille de l’univers donc.
Bref, je ne crois pas être très clair là.. disons que entre energie noire et Casimir, les conditions sont bien différentes, notamment par la présence de conditions aux limites avec Casimir, mais parler de l’univers dans son entiereté pour l’énergie noire me semble aller un peu vite en besogne.
Il y a de fait un problème fondamental posé par la RG et la notion de courbure, c’est qu’on ne peut définir un réferentiel pour l’objet « univers », ça mène à des bizarreries assez réjouissantes (ou déprimantes selon l’état d’esprit)
La RG qui est une théorie mégacosmique ne fonctionne pas
pour modéliser l’univers, il est donc relativement peu étonnant qu’il
semble en être de même avec la PQ qui est une théorie microcosmique
(selon la terminologie Marceau Felden).
Oui, enfin bon « La RG ne fonctionne pas », c’est trop sévère, car c’est en fait le seul outil qui fonctionne à cette échelle jusqu’à preuve du contraire. Il ne décrit pas tout, nous ne sommes pas dans la religion, mais pour moi la RG est l’outil qui permet la naissance d’une cosmologie en tant que science, car elle donne un cadre théorique en plus des observations. Bien sûr on peut toujours douter, et la cosmologie est assez casse gueule comme sujet : très sexy, limite philo, apparemment compliquée mais parfois simple, apparemment simple mais en fait compliquée...
2. On rejoint une question que je pose dans mon article, à savoir qu’est ce qui appartient ou pas à notre univers ?
Si
l’énergie du vide ne courbe pas notre espace-temps et si elle
n’interagit pas directement avec les fermions et bosons, alors cela
signifie qu’il nous manque des connaissances fondamentales sur cette
dernière.
Hmm, j’ai du louper une étape, qui parle d’une énergie du vide sans influence sur la courbure ? est ce une déduction du genre « l’énergie du vide calculée est énorme, elle devrait contracter l’univers, hors ça n’est pas le cas, donc l’énergie du vide ne courbe pas l’espace temps ? »
J’espère que le LHC (à 2x 7 Tev) va nous montrer des nouveautés révolutionnaires !
Hé oui, l’ambiance est parfois un peu bizarre en physique des particules ces temps ci : on est un peu coincé entre l’euphorie de faire des choses qui marchent (autant en terme de théorie que d’exprience), et la frousse grandissante de voir que tout ça marche trop bien : si on veut découvrir de la nouveauté, il faut bien que quelque chose ne colle pas avec le modèle standard, hors celui ci est jusqu’ici d’une étonnante robustesse..