Bonjour Rouga, texte éminemment difficile a écrit et du coup à lire sur le dialogue inter -religieux.
( La propagation du christianisme, qui reste tout de même la mission de
l’Eglise, n’est plus confondue, comme elle l’a longtemps été, avec un
projet d’impérialisme culturel et civilisationnel. )
Avec cette pensé déductive de ce qui est en train de ce réalisé, vous êtes à même de comprendre que c’est pas vraiment avec le chemin de la Théologie qui va nous rapprocher de la compréhension des différentes formes Religieuses dans le Monde !
Vous énumérez une liste de terme et de réalité spirituel qui pourrait en apparence être divergent entre ses deux Religions qu’est le Christianisme et le Bouddhisme.
En comparent deux textes , il y a un y a un véritable dialogue qui s’instaure entre deux religions apparemment si éloignés :
Le Sermon de Bénarès
Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité
de la douleur : la naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la maladie
est douleur, la mort est douleur, l’union avec ceux que l’on déteste
est douleur, la séparation avec ceux que l’on aime est douleur, ne pas
obtenir ce que l’on veut est douleur, en résumé les cinq agrégats
d’appropriation sont douleur.
Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité
de l’origine de la douleur : c’est la soif qui conduit à renaître,
accompagnée de l’attachement au plaisir, qui se réjouit ici est
là, c’est-à-dire la soif du désir, la soif de l’existence,
la soif de l’inexistence.
Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité
de la cessation de la douleur : ce qui est la cessation et le détachement
complet de cette même soif, son abandon, son rejet, le fait d’en être
délivré, de ne plus s’y attacher.
Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité
du chemin qui mène à la cessation de la douleur : c’est la
sainte Voie aux huit membres, à savoir l’opinion correctes, l’intention
correcte, la parole correcte, l’activité correcte, les moyens d’existence
corrects, l’effort correct, l’attention correct et la concentration correcte.
Le sermon sur la montagne (Luc 6.20-49)
20 Alors Jésus leva les yeux sur ses disciples et dit : « Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !.
21 Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez !
.
22 Heureux serez-vous lorsque les hommes vous
détesteront, lorsqu’ils vous chasseront, vous insulteront et vous
rejetteront comme des êtres infâmes à cause du Fils de l’homme !.
23 Réjouissez-vous, ce jour-là, et sautez de
joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel. En effet,
c’est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prophètes..
24 »Mais malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation !.
25 Malheur à vous qui êtes comblés
[maintenant], car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez maintenant,
car vous serez dans le deuil et dans les larmes !.
26 Malheur lorsque tous les hommes diront du
bien de vous, car c’est de la même manière que leurs ancêtres traitaient
les prétendus prophètes !.
27 »Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous détestent,.
28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent..
29 Si quelqu’un te frappe sur une joue,
présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un prend ton manteau, ne l’empêche
pas de prendre encore ta chemise..
30 Donne à toute personne qui t’adresse une demande et ne réclame pas ton bien à celui qui s’en empare.
31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le [vous aussi] de même pour eux.
32 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle
reconnaissance en avez-vous ? En effet, les pécheurs aussi aiment ceux
qui les aiment.
33 Si vous faites du bien à ceux qui vous
font du bien, quelle estime en avez-vous ? [En effet,] les pécheurs aussi
agissent de même.
34 Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez
recevoir en retour, quel gré vous en sait-on ? [En effet,] les pécheurs
aussi prêtent aux pécheurs afin de recevoir l’équivalent.
35 Mais aimez vos ennemis, faites du bien et
prêtez sans rien espérer en retour. Votre récompense sera grande et vous
serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les
méchants.
36 Soyez donc pleins de compassion, tout comme votre Père [aussi] est plein de compassion.
37 »Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés ; pardonnez et vous serez pardonnés.
38 Donnez et on vous donnera : on versera dans
le pan de votre vêtement une bonne mesure, tassée, secouée et qui
déborde, car on utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous
vous serez servis. »
39 Il leur dit aussi cette parabole : « Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un fossé ?
40 Le disciple n’est pas supérieur à son maître, mais tout disciple bien formé sera comme son maître.
41 »Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton propre oeil ?
42 Ou comment peux-tu dire à ton frère :
’Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton oeil’, toi qui ne
vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, enlève d’abord la
poutre de ton oeil, et alors tu verras clair pour retirer la paille qui
est dans l’oeil de ton frère.
43 »Un bon arbre ne porte pas de mauvais fruits ni un mauvais arbre de bons fruits.
44 En effet, chaque arbre se reconnaît à son
fruit. On ne cueille pas des figues sur des ronces et l’on ne vendange
pas des raisins sur des ronces.
45 L’homme bon tire de bonnes choses du bon
trésor de son coeur, et celui qui est mauvais tire de mauvaises choses
du mauvais [trésor de son coeur]. En effet, sa bouche exprime ce dont
son coeur est plein.
46 »Pourquoi m’appelez-vous ’Seigneur, Seigneur !’ et ne faites-vous pas ce que je dis ?
47 Je vais vous montrer à qui ressemble tout homme qui vient à moi, entend mes paroles et les met en pratique :
48 il ressemble à un homme qui, pour
construire une maison, a creusé, creusé profondément et a posé les
fondations sur le rocher. Une inondation est venue, le torrent s’est
jeté contre cette maison sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était
fondée sur le rocher.
49 Mais celui qui entend et ne met pas en
pratique est semblable à un homme qui a construit une maison sur la
terre, sans fondations. Le torrent s’est jeté contre elle et aussitôt
elle s’est écroulée ; la ruine de cette maison a été grande. »
Et dans votre texte, vous oubliez un personnage qui a eu une importance capitale en Occident, Saint François d’Assise qui a porté ses deux courants a la face du monde , voici une des ses oraisons :
Il n’y a pas de miracles,
il y a réconciliation.
J’ai aimé les loups
et ils m’ont donné leur tendresse.
J’ai aimé les arbres
et ils m’ont donné leur ombre.
J’ai aimé les étoiles
et elles m’ont donné leur éclat.
J’ai été gentil avec le feu
et il l’a été avec moi.
Il n’y a pas de miracles.
Plutôt, tout est miracle.
(Saint François d’Assise)