essai post-darwinien ; La révolution copernicienne que de mots pompeux pour dire que Darwin est un retardatus !
L’homme, premier-né de l’évolution
Jos Verhulst
Note de l’éditeur
Voici sans doute l’étude la plus minutieuse et la plus
complète réalisée à ce jour sur une théorie de l’Évolution, qui fut
exposée pour la première fois au début du XXe siècle par le biologiste
hollandais Louis Bolk. Celle-ci repose sur l’idée que la forme humaine
n’apparaît pas à la fin de l’évolution animale, comme on a coutume de le
penser, mais au début. On sait qu’un fœtus de chimpanzé ressemble de
façon saisissante à un bébé humain : crâne arrondi, visage plat,
chevelure limitée au-dessus de la tête, trou occipital sous le crâne,
etc. Lorsqu’il se développe, le chimpanzé diverge de sa forme humaine
originelle et prend des traits de plus en plus simiesques.
En comparant de nombreux organes, Verhulst montre que, à la différence
des autres primates, l’homme conserve toute sa vie sa forme juvénile.
Renversant l’habituelle vision darwinienne de l’Évolution, il conclut
que l’homme ne descend pas du singe, mais que le singe se développe en
s’écartant d’un prototype humain.
Verhulst complète l’idée de Bolk en montrant que la tendance de l’homme à
conserver sa forme fœtale (fœtalisation ou retardement) est complétée
par la tendance inverse au sur-développement de certains organes
(hypermorphose), - notamment des jambes, du larynx et du cerveau
antérieur - grâce auxquels l’homme atteint ses capacités spécifiquement
humaines : station érigée, langage, pensée.
Dans un dernier chapitre, Verhulst esquisse une vue d’ensemble où le
prototype humain apparaît comme le véritable tronc de l’arbre de
l’Évolution, la source agissante dont le règne animal est issu.
Cette étude fondamentale parvient à se situer au-delà de la vieille
querelle entre darwinistes et créationnistes. L’auteur ne cherche pas à
savoir si l’instance qui a créé les formes animales est la sélection
naturelle ou Dieu. Il veut d’abord nourrir l’observation et susciter la
réflexion du lecteur.
Sommaire de l’ouvrage
L’aspect primitif des primates
Fœtalisation et retardement
L’animalité en l’homme
La main
La station verticale
Les vertèbres
Le cœur et les poumons
Le pied
Le crâne et le cerveau
La procréation et les organes génitaux
Goethe contre Darwin : le poids des faits.