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Commentaire de oncle archibald

sur Mille vaches...


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oncle archibald 2 novembre 2014 10:19

Je ne résiste pas au plaisir de redonner ci-dessous un récit que j’ai fait sur un autre fil intitulé « Ah les vaches ». C’est l’histoire vraie d’un tout petit éleveur qui exerçait dans un village de quarante habitants d’on mon beau père était originaire. De mémoire il y avait moins de dix vaches dans son étable. Et quand elles faisait téter le veau, il refusait de nous vendre ne serait-ce qu’un litre de lait !


Si elles connaissaient l’histoire de cette ferme industrielle les belles Bazadaises de Hautaget qui se dévouaient pour nous donner un « veau sous la mère » de qualité exceptionnelle, en resteraient sans Meuh !

Pour être exact je devrais dire veau sous « les mères » puisque chaque veau destiné à cet élevage exceptionnel tétait « deux mamans » (déjà !). Ah ce brave François ne se doutait pas qu’il était un précurseur ! Juste il se régalait de clouer une « médaille » de plus sur la porte de l’étable quand il revenait de vendre un veau au marché de Montréjeau. Cette porte était tellement couverte de plaques métalliques de couleurs diverses et variées attestant de son savoir faire et des prix remportés par ses veaux ici et là aux « concours agricoles » qu’on se demandait ou il ajouterait la suivante.

« François » savait tout juste lire mais il savait juste faire des veaux sous la mère exceptionnels. Quand je les voyais, je me demandais toujours qui allaient être les privilégiés qui allaient bouffer une « tranche de veau » provenant d’une de ses bêtes. 

La « tranche » la plus part d’entre vous ne peuvent pas connaitre. C’est une façon de couper la viande qui n’a cours que localement. Dans la petite boucherie de Saint Laurent de Neste qui affiche en plus du prix le nom de l’agriculteur qui a élevé les bêtes vendues ce jour là. 

Au lieu de faire des « escalopes » minces comme du papier cul tranchées dans la longueur du muscle, comme aiment les parisiens pour les cuire à la poêle, il coupe en travers du muscle une« tranche » épaisse de trois bons centimètres qu’il faut cuire au gril sur une belle braise de souches de vigne, avec amour et attention, un peu comme une cote de boeuf. Les puristes prétendent qu’il faut des souches de grenache, qui apporteraient un parfum particulier.

Merde, je salive sur mon clavier.

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