Votre article, bien que très bien écrit, ne me touche vraiment pas.
Je reviens de quelques semaines de voyage, où j’ai pu croiser des handicapés divers et variés, souvent mendiants, dans des villes comme Mumbai.
Ces gens ont bien entendu moins d’aides mécaniques et électriques que nos handicapés français. Généralement, ils n’ont pas de fauteur et leurs jambes traînent par terre à longueur de journée, ils rampent à l’aide de leurs bras. A force leurs membres inférieurs sont couverts de corne et sont déformés des efforts asymétriques que leur impose leur handicap.
Ils n’ont pas eu de chance, acceptent leur état, et sont heureux quand ils peuvent manger à leur faim, grâce à quelques roupies mendiées dans la journée. Ils font face, comme il le peuvent, à leur état.
Des personnes moins adaptés à la vie que nous, ayant une vie plus dure, on en trouve toujours. Des personnes pouvant mieux bouger, aussi. Regardez par exemple
cette petite vidéo. Etes vous capable d’en faire autant ?
Au final, ceux qui restent c’est ceux qui font face, qui acceptent leur état et vivent en conséquence, développant un relationnel et d’autres capacités qui font d’eux ce qu’ils sont, qui font qu’ils sont indispensables aux autres, qui font qu’ils tissent des liens avec les autres. Qui les font exister. Ceux qui s’apitoient sur leur sort en se concentrant sur leurs petits malheurs, il y en a partout. Des handicapés comme des bien portants. Ils finissent par disparaître puis tout le monde les oublie.