L’une des raisons pour lesquelles
l’homme à du mal à évoluer dans son raisonnement est probablement
qu’il reste attaché à ses vieilles lunes. Ainsi du qualificatif de
malthusien attribué à un retour à l’équilibre social
et environnemental par un contrôle démographique.
Alors que Malthus était
essentiellement préoccupé d’un risque de pénurie alimentaire, il a
semblé s’être trompé, jusqu’à ce que resurgisse la menace de
grandes famines, au demeurant autant imputables à l’augmentation de
la population qu’à des phénomènes climatiques aggravés par des
difficultés d’ordre logistique. Mais la question ne touche plus
seulement à notre alimentation, ce que Malthus avait d’ailleurs
pressenti. Depuis son époque :
- La population mondiale est passée de
moins d’un milliard à son époque à 7 et bientôt huit, avec des
projections à 11 et plus dans moins d’un siècle. Cf.statistiques de
l’ONU, confirmées par de multiples institutions tant publiques que
privées.
- L’environnement et la biodiversité
se sont dégradés dans une mesure que Malthus ne pouvait imaginer.
Cf innombrables constats scientifiquement établis.
- L’humanité est entrée et progresse
à marche forcée dans une nouvelle ère dominée par de nouvelles
technologies qui réduise l’être humain à l’état de
surconsommateur, face à des ressources limités, voir en cours
d’épuisement, dans tous les domaines. Le statut de l’être humain,
en tant qu’acteur socio-économique en est modifié, au point de
n’être plus qu’un consommateur insatiable dans un monde fini (Cf. Albert Jacquard et quelques autres).
Ramener l’écologie dénataliste au
malthusianisme relève donc dorénavant de la caricature la plus
sommaire et ramène à débattre du sujet avec les œillères de
l’obscurantisme religieux ou du sectarisme politique.
Pour approfondir cette réaction, voir :
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com