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Le passé de la BBRDW fut réécrit par la CIA pour faire croire à la
présence de cette banque à Hawaii dès l’annexion de l’archipel en tant
que territoire des États-Unis [4].
Le Président Obama se bat actuellement contre les accusations selon
lesquelles ses diplômes et ses notes de cours seraient des faux, tout
comme le seraient son numéro de sécurité sociale établi dans le
Connecticut et certains éléments qui agrémentent son CV. La découverte
des documents falsifiés de la BBRDW serait-elle à l’origine des
questions qui font surface à propos du passé de Barack Obama ?
La BBRDW était installée dans le quartier d’affaires d’Honolulu, près
du siège de la Banque de Hawaii, là où étaient détenus les comptes
cachés de la CIA gérés par Madelyn Dunham, la grand-mère d’Obama. La
Banque de Hawaii s’occupa de très nombreuses transactions financières
secrètes opérées par la BBRDW.
Obama-Soetoro et « les années de tous les dangers » [
5] à Jakarta
Il est clair qu’Ann Dunham Soetoro et son mari indonésien, Lolo
Soetoro, le beau-père du Président Obama, étaient très étroitement liés
aux activités de la CIA visant à neutraliser l’influence sino-soviétique
en Indonésie pendant « les années de tous les dangers » après
l’éviction de Sukarno. Le Wayne Madsen Report a découvert que des
agents de haut-rang de la CIA furent nommés officiellement et
officieusement à des postes de couverture en Indonésie pendant la même
période, des couvertures fournies, entres autres, par l’USAID, les Peace
Corps et l’USIA (US Information Agency).
L’un des contacts les plus proches de Suharto à la CIA était Kent B.
Crane, qui avait figuré parmi les agents de la CIA en poste à
l’ambassade états-unienne à Jakarta. Crane était si proche de Suharto,
qu’après « son départ à la retraite » de la CIA, il aurait été l’un des
rares hommes d’affaires « privés » à obtenir un passeport diplomatique
indonésien du gouvernement Suharto. La société de Crane, le Crane Group,
fournissait des armes de petit calibre aux forces militaires
états-uniennes, indonésiennes et d’autres pays. Crane fut le conseiller
aux Affaires étrangères du vice-président des États-Unis, Spiro Agnew ;
il fut par la suite nommé ambassadeur des États-Unis en Indonésie par le
Président Ronald Reagan. Cette nomination resta lettre morte à cause de
ses liens suspects avec Suharto. John Holdridge, un proche de
Kissinger, fut nommé à sa place ; à son départ de Jakarta, c’est Paul
Wolfowitz qui le remplaça.
Les protégés de Suharto, parmi lesquels comptaient aussi Mokhtar et
James Riady de Lippo Group, se virent accusés d’avoir injecté plus d’un
million de dollars par le biais de contributions étrangères illégales
vers les comptes de campagne de Bill Clinton en 1992. À deux reprises,
le Président Obama a repoussé sa visite officielle en Indonésie ;
peut-être craint-il l’intérêt que pourrait éveiller un tel déplacement
sur les liens de sa mère et de son beau-père avec la CIA ?
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Dans les années 1970 et 1980, Dunham s’occupait de projets de
microcrédit en Indonésie pour la Fondation Ford, l’East-West Center et
l’USAID. Le Docteur Gordon Donald junior était l’une des personnes en
poste à l’ambassade des États-Unis. Il aida à protéger les bâtiments de
l’ambassade lors des violentes manifestations étudiantes
anti-états-uniennes pendant la période du putsch contre Sukarno.
Rattaché au Bureau des affaires économiques, Donald était responsable du
programme de microfinancement de l’USAID destiné aux paysans
indonésiens ; c’est sur ce même programme que Dunham travailla en
collaboration avec l’USAID dans les années 1970, après avoir enseigné
l’anglais en Indonésie, toujours pour le compte de l’USAID. Dans
l’ouvrage Who’s Who in the CIA, publié en 1968 en Allemagne de
l’Ouest, Donald est décrit comme un agent de la CIA, ayant également été
en poste à Lahore au Pakistan, une ville dans laquelle Dunham
séjournerait plus tard, dans une suite de l’hôtel Hilton, pour mener les
projets de microfinancement pour la Banque asiatique de développement,
durant cinq ans.
Parmi les hommes en poste à Jakarta, le Who’s Who in the CIA
fait apparaitre Robert F. Grealy ; il deviendrait par la suite le
directeur des relations internationales dans la zone Asie-Pacifique chez
J. P. Morgan Chase, puis le directeur de la Chambre de commerce pour
les États-Unis et l’Indonésie. Le Pdg de J. P. Morgan Chase, Jamie
Dimon, a en outre récemment été cité comme un remplaçant potentiel de
Richard Geithner, le Secrétaire du Trésor, dont le père, Peter Geithner,
travaillait à la Fondation Ford et avait le dernier mot pour
l’attribution des fonds destinés aux projets de microfinancement de
Dunham.
Les projets inavouables de la CIA et Hawaii
Alors qu’elle séjournait au Pakistan, Ann Dunham reçut la visite de
son fils Barack en 1980 et en 1981. Obama se rendit par la même occasion
à Karachi, à Lahore et dans la ville indienne d’Hyderabad. Pendant
cette même période, la CIA intensifiait ses opérations en Afghanistan
depuis le territoire pakistanais.
Le 31 janvier 1981, le directeur-adjoint du Bureau des recherches et
des rapports de la CIA (ORR, Office of Research and Reports) transmit au
directeur de la CIA, Allen Dulles, une longue note, classée secret,
code NOFORN [6],
et aujourd’hui déclassifié. Il y fait le rapport d’une mission de
collecte de renseignements diligentée entre le 17 novembre et le 21
décembre 1957 en Extrême-Orient, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.
Le chef de l’ORR y évoquait sa rencontre avec l’équipe du général à
la retraire Jesmond Balmer, alors haut-responsable de la CIA à Hawaii,
au sujet de la demande formulée par le chef de l’US Pacific Command pour
« la collecte de nombreuses informations nécessitant de longues
recherches. » Le chef de l’ORR mentionnait ensuite les recherches
effectuées par la CIA pour recruter « des étudiants sinophones de l’Université de Hawaii capables de mener à bien des missions de renseignement. »
Il abordait ensuite les débats qui s’étaient tenus lors d’un séminaire
sur le contre-espionnage de l’Organisation du traité de l’Asie du
Sud-Est qui eut lieu à Baguio entre le 26 et 29 novembre 1957. Le Comité
économique avait d’abord discuté des « fonds pour le développement économique » destinés à combattre « les activités de subversion exercées par le bloc sino-soviétique dans la région », avant « d’envisager toutes les réactions susceptibles d’être mises en œuvre. »
Les délégations thaïlandaise et philippine firent beaucoup d’efforts
pour obtenir le financement états-unien d’un fonds de développement
économique, qui aurait enclenché d’autres projets de l’USAID dans la
région, du même type que ceux dans lesquels Peter Geithner et la mère de
Barack Obama s’investissaient intensément.