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Commentaire de bakerstreet

sur Mozart, un géant parmi les hommes


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bakerstreet bakerstreet 27 janvier 2016 23:58

@Fergus
Que ces symphonies soient de œuvres de jeunesse ne changent rien au fait que ce sont celles ci qui me vont le plus au cœur ; la complication n’étant parfois qu’une mauvais pli, qui devient une mauvaise habitude. Mais je parle plus de Haydn.... Ecoutez Bach, et l’aria tout simple et lumineux des variations Goldberg.... Je ne peux rien prouver, juste dire ! La logique l’a dedans et la preuve impossible, n’apportent rien à l’art, ou à l’oreille. Chacun arrive avec son disque « qu’il faut absolument écouter », comme lors des « boum » d’autrefois...Pour quelle raison étrange un accord déclenche une déferlante d’émotions ?...

C’est le propos de Proust, à propos de « la petite musique de Vinteuil, » dans la recherche. Mais le son du carillon de la porte de la grand mère à Combourg,déclenche chez lui les mêmes extases. 
Salieri était un grand musicien, et je doute qu’on aurait pu le traîner dans la boue, et mentir pareillement s’il avait été contemporain. Le temps permet beaucoup de libertés, et les auteurs pour arriver à intéresser le lecteur inventent des dramaturgies détestables. Quand à l’époque, beaucoup de mensonges et de falsifications dans ce film. Les fastes de l’enterrement nous sont contemporains, et il était tout à fait commun d’enterrer Mozart comme on l’a fait, sans qu’il signifie une disgrâce quelconque, comme le film le présente. Quand à Mozart, s’il aimait la fête, en fait il était simplement de son temps. Tout ce beau monde ne pensait qu’à s’amuser. Il n’y a qu’à lire les mémoires de Casanova, pour s’apercevoir que l’Europe des châteaux et des princes, et leur cour, leur dépendance, ressemblait souvent à un lupanar. En Angleterre l’ère Elisabethéenne, très légère de mœurs, sera suivi d’une chappe de conformisme qui déboucheront sur l’époque Victorienne, et ses corsets. Le continent ne sera pas épargné, et nous voyons souvent ces deux époques, la romantique, et celle des lumières, comme une seule période, greffant les sentiments de l’une sur l’autre !

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