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Commentaire de Pascal L

sur La pauvreté des idées et le conformisme des candidats à l'ENA expliquée…


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Pascal L 8 avril 2016 16:05

A l’époque de mes études scientifiques, dans les années 70, je fréquentais un foyer d’étudiants du 6ème arrondissement. Parmi les 150 étudiants du foyer, une cinquantaine usait ses pantalons sur les bancs de Sciences Po et 4 ou 5 par an réussissaient le concours de l’ENA. J’ai du fréquenter entre 20 et 25 futurs énarques, mais je ne me souviens que d’un seul et pourtant nous partagions nos repas à la cantine du foyer. En fait, je ne supportais pas discuter avec la plupart d’entre eux. Pour un scientifique, la vérité est un graal, on la recherche sans la connaître mais pour un futur énarque, la vérité est quelque chose de relatif qui peut changer en fonction de l’humeur ou des circonstances. En plus, comme futur ingénieurs, nous étions tourné vers l’avenir en essayant d’imaginer des solutions aux problèmes du présent mais l’avenir n’intéresse pas les futurs énarques. Ils passe leurs journées tournés vers le passé comme des comptables. Ils sont par contre très brillant pour analyser, synthétiser ce passé mais ne voient l’avenir que comme une extrapolation linéaire de ce passé.

Ayant observé le processus de sélection entre l’écrit et les oraux, j’ai pu constater que ceux qui sont choisi avant le grand oral ont des connaissance encyclopédiques et une capacité de synthèse remarquable, mais le grand oral n’est pas un processus de sélection mais d’élimination. Sont éjectés, tous ceux qui ne ressemblent pas aux énarques en place et un avantage est donné à ceux qui s’intéressent le moins à la vérité.

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