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Commentaire de Jo.Di

sur Le bonheur dimensionniste


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Jo.Di Jo.Di 7 juin 2016 19:38

@Taverne
 
Avec ça vous devenez un cador en philo .... au Boobaland ...
 

« Le Maître force l’Esclave à travailler. Et en travaillant, l’Esclave devient maître de la Nature. Or, il n’est devenu l’Esclave du Maître que parce que – au prime abord – il était esclave de la Nature, en se solidarisant avec elle et en se subordonnant à ses lois par l’acceptation de l’instinct de conservation. En devenant par le travail maître de la Nature, l’Esclave se libère donc de sa propre nature, de son propre instinct qui le liait à la Nature et qui faisait de lui l’Esclave du Maître. En libérant l’Esclave de la Nature, le travail le libère donc aussi de lui-même, de sa nature d’Esclave : il le libère du Maître. Dans le Monde naturel, donné, brut, l’Esclave est esclave du Maître. Dans le Monde technique, transformé par son travail, il règne – ou, du moins, régnera un jour – en Maître absolu. Et cette Maîtrise qui naît du travail, de la transformation progressive du Monde donné et de l’homme donné dans ce Monde, sera tout autre chose que la Maîtrise immédiate » du Maître. L’avenir et l’Histoire appartiennent donc non pas au Maître guerrier, qui ou bien meurt ou bien se maintient indéfiniment dans l’identité avec soi-même, mais à l’Esclave travailleur. Celui-ci, en transformant le Monde donné par son travail, transcende le donné et ce qui est déterminé en lui-même par ce donné ; il se dépasse donc, en dépassant aussi le Maître qui est lié au donné qu’il laisse – ne travaillant pas – intact. Si l’angoisse de la mort incarnée pour l’Esclave dans la personne du Maître guerrier est la condition sine qua non du progrès historique, c’est uniquement le travail de l’Esclave qui le réalise et le parfait ».

 

Kojève, Introduction à la lecture de Hegel

 

« Être les enfants de soi-même, disposer de tout, signifie fatalement livrer le pouvoir de disposer à un seul seigneur, à un seul souverain : la fixité, l’identité, l’Un, sont les figures du déracinement vis-à-vis de la multiplicité des rapports entre les individus concrets et la nature, de la destruction de tout lien social et de toute dépendance à l’égard d’autrui ».
 
Pietro Barcellona
 
« L’Être-statique [Sein] vrai de l’Homme est bien plutôt son action [Tat] ; c’est en elle que l’Individualité est objectivement réelle [dans l’œuvre]. Dans l’action humaine [Handlung] l’Individualité se présente comme la réalité essentielle négatrice, qui n’est [l’Être là] que dans la mesure où elle supprime dialectiquement l’Être-statique [l’essence de l’Être là est lutte et travail pour l’œuvre qui est conscience de soi objectivée]. »
 
Hegel La phénoménologie de l’Esprit

 

 


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