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Commentaire de Self con troll

sur Valse hésitation en Catalogne


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Self con troll Self con troll 12 octobre 07:26

@oncle archibald

Là Tonton, tu as sali Brassens. René va pas être content.

Cette nuit,, tel le troll ou le korrigan, je suis allé faire un tour sur une plage où le sable était fin. Nous les trolls, on n’a pas vraiment de pays. Mais là, je crois pas qu’il y avait eu un débarquement, ça sentait pas la mort. Le vent venait de terre et ça sentait un peu la vase, oui. La vase où renait la vie. Et pas loin, je suis passé devant une pierre, un mot étrange a tinté à mes oreilles : codicille. Tilt : j’étais à Sète.

Tu as tort, croquemort. Brassens aimait la vie. Le jour, grâce à lui, je suis papillon qui vole dans les frais bocages.

Il aimait même les cons. Ceux qui n’entendent pas le mot « agronome » dans ton homélie funéraire. La mort, elle est dans cette prétention scientifique à tout savoir. Elle est sous ton habit matricien à attaché-case. Comment tu voyages sur terre ? De péage à péage, de novotel en novotel ? Et comme boussole, tu as le grand étendard Mac Do ? Quand, tu t’installes au bistrot, tu dis bien fort : « on n’est pas bien là ? » Avec ton accent sans pays. J’imagine plutôt avec ton accent parigot.

Mon grand père faisait sa tournée dans Paris. Je ne suis pas si vieux, j’ai eu le temps de flairer la vie des corporations : la fripe, le bois, la bouffe. Dutronc a chanté la mort de tout ça. La mort étend son réseau d’autoroutes et d’idées toutes faites. T’abrites pas derrière Brassens pour les répandre, lui il est revenu près de ses parents. Son père était italien, il me semble.

Tonton Georges, si j’entends bien, parle de l’esprit de clocher. Elliot parle d’un peuple. Il me semble qu’il y a une nuance.

Si tu t’arrêtes à Argelès, au début de l’été, ou au Novotel le plus proche, si tu viens faire ta grande gueule de je sais tout, personne ne te dira rien. Sauf si tu salis Brassens de ta voix de matamore. Parce que je retiendrai pas René de te foutre sur la gueule, au contraire.

Merci René d’aimer ton pays, et la Hongrie, et même les anglais, et surtout de m’avoir amené là-haut voir les feux. Ca pourrait être au Tyrol, dans les Andes, c’est pareil. Quand l’été arrive, l’humanité rend hommage à la nature, et lui demande que ça continue.

Archibald, la mort t’a séduit. Bois du coca, pas du vin, on sait jamais ce qu’on va trouver.


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