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Commentaire de Djam

sur « Aimez-moi » Pierre Palmade face à lui-même au Rond-Point


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Djam Djam 26 décembre 2017 15:02

@théothéa

« La personnalité du comédien prend ainsi sa véritable dimension sociétale en live 3D »
Sans vouloir vous offenser, je souhaiterai comprendre le sens de cette phrase étrange... qu’est-ce qu’une dimension sociétale en live 3D ???

Le théâtre est VIVANT parce qu’on joue sur scène devant un public VIVANT. Pourquoi utiliser ce terme inadéquat et non français de « live » ? Et en quoi le vivant d’un acteur sur scène serait-il « 3D » alors que notre dimension véritable, conscience et mémoire comprise« atteint véritablement la 5ème dimension, en attendant que la science découvre la suite ?

Quant à Palmade, il a bien fait d’arrêter de faire le pygmalion car s’il a »révélé« des acteurs humoristes (comme lui) il n’a en revanche révélé aucun véritable talent, mais simplement et comme souvent, des esprits avec bagou. Palmade fait partie de cette génération (la mienne !) qui ne rêvait pas de faire du Théâtre ni de découvrir le génie des grands auteurs classiques et modernes mais de »faire succès« ... d’être aimer, en un mot.

Qu’il échoie au Rond Point pour achever de faire le tour de lui-même (narcisse quand tu nous tiens !) n’est pas étonnant. 30 ans que cet homme ne sait pas qui il est, ni qui et comment aimer. Il se dit hétéro contrarié, c’est d’ailleurs probable. Mais l’homme ne s’aime pas... et quand on ne s’aime pas, au sens d’accepter d’être Qui on Est, on ne peut en effet aimer autrui.

Palmade et tous ses petits camarades humoristes sont bien sympathiques mais reconnaissons qu’en matière de grand comédien, on est loin du compte. Nous vivons une époque d’histrions, affectifs et pour certains clairement hystériques. Les solos, devenus quasiment la norme parce que moins onéreux et plus rentables que le théâtre authentique, ont envahi l’espace théâtral de France. Il est devenu quasiment impensable de proposer une pièce de théâtre avec plus de 3 comédiens si l’on a ni production privée derrière ni subventions publiques ad hoc. La norme étant devenu l’humoriste pas dérangeant, on a ce triste spectacle de n’avoir comme choix que les sketches de fin de banquet ou des petites pièces contemporaine dénuées de dramaturgie et de dialogues travaillés. Non, on fait dans la blague de copains à 30 ou 40 € la place... cher pour en sortir sans aucune élévation de l’âme.

Palmade n’est pas comédien, il est histrion. Arrivé au bon moment d’une époque qui passait en mode »faire rire les français" pour pas trop cher, il aida, avec tous les autres rigolos de foire régionale, à oublier le culot des Coluche, Desproges et Leluron et la finesse d’esprit d’un Devos. Palmade et ses camarades ne savent pas ce que signifie incarner un personnage. Une seule fait exception : Julie Ferrier... d’ailleurs, le cinéma ne s’y est pas trompé... elle est la seule qui est discrètement mais durablement passée du solo déjà plus travaillé et original au cinéma de qualité... Le reste, Palmade compris, sera oublié dans une génération.


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