@eric
Concernant les données sur la richesse, nous sommes plutôt d’accord. Voici ce que j’écris par ailleurs, concernant les fameux 1% les plus riches :
« Comparer l’avoir des
plus riches au dénuement des plus pauvres, comme le font OXFAM,
Piketty, Stiglitz et autres champions d’une lutte des classes plus
ou moins déclarée ayant pourtant fait depuis toujours et partout la
démonstration de sa vaine obstination, c’est omettre que la
richesse des uns – plus riches d’entre nous – est constituée d’actifs dont les autres tirent
leurs revenus, aussi faibles soient-ils. Ce sont ces avoirs – ce
fameux Capital – qui financent les outils de l’économie, le
progrès, l’emploi et la rémunération de tous ceux qui
participent à l’accroissement de la richesse globale de la
société, ne serait-ce que par leur consommation, aussi faible
soit-elle. Ramener ce mécanisme à une comparaison de richesses
individuelle n’a aucun sens, sauf à réduire la légitime
aspiration au bien être des plus démunis, en soif d’un
égalitarisme sommaire et sans issue conduisant à l’exacerbation
d’un sentiment de frustration mortifère.
Richesse et pauvreté
sont des conditions relatives, et en cela l’essence même de toute
inégalité –non limitativement d’ordre matériel. La pauvreté existe par la richesse et réciproquement,
instrumentalisée par les uns, combattue par les autres ;
compensée dans une mesure toujours insatisfaisante, que ce soit par
la charité, par la solidarité ou par la loi. Avec ou sans capital,
la pauvreté est une fatalité liée à la structure
incontournablement pyramidale de notre société et à notre
démographie. Par le sort qui le fait naître dans une condition
plutôt que dans une autre, chacun est, de sa naissance à sa mort,
le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que
lui, quelle
que soit l’évolution de sa condition au
cours de son existence.
Ce qui n’est pas une
fatalité par contre est la misère profonde dans une société
d’abondance, et le nombre toujours croissant de ceux qui en
souffrent, laissés pour compte du progrès. »