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Commentaire de Robin Guilloux

sur Philippe Descola, Par delà nature et culture


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Robin Guilloux Robin Guilloux 13 février 21:23
  • @Attila
La pensée de Philippe Descola n’est effectivement pas aussi connue qu’elle le mériterait. 
On assiste actuellement à une sorte de sacralisation de la nature (qui provient de l’hypostase de la notion de nature) qui est l’essence même du paganisme et qui différencie les religions païennes du judéo-christianisme. 
J’ai beaucoup de respect pour Spinoza, mais son « Deus sive Natura » ne pouvait que déclencher l’anathème des autorités juives d’Amsterdam que je comprends (sans admettre la tentative d’assassinat)
Spinoza s’attaquait au cœur même du judaïsme. Le judaïsme ne cesse d’affirmer que la nature n’est pas sacrée, que Dieu est transcendant par rapport à la nature et qu’il n’est pas sacré, mais « saint ».. Sans être climato-sceptique, j’avoue avoir du mal avec l’idéologie de la décroissance et l’opprobre jetée sur la technique et la science. 
Ce n’est pas un hasard, je pense si la critique de la technique est au cœur de la pensée crypto-nazie de Heidegger. 
Descola déconstruit toute cette idéologie européocentriste. Les peuples premiers ignorent superbement cette dichotomie entre nature et culture. En fait, ils ignorent ces notions que la pensée occidentale projette sur eux et dont ils font l’essence du réel.
Lire Descola, c’est faire une « expérience de pensée ».

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