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Commentaire de Trelawney

sur La Ghouta, c'est qui ? C'est quoi ?


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Trelawney Trelawney 28 février 2018 11:52

@sls0
Assez vieux pour avoir connu cette époque, je n’ai pas le souvenir d’un soutien lorsque le génocide a été connu.

Tout le monde savait dès le début que les Khmers étaient des fous dangereux. Le jour de la prise de Phnom Pehn par les khmers, beaucoup d’expatriés (journalistes pour la plus part) et des dignitaires cambodgiens se sont réfugiés à l’ambassade de France. Les khmers ont de suite encerclé l’ambassade exigeant la restitution des cambodgiens présents. Le consul présent sur place était dépassé par les événement et ne savait que faire.
VGE président, Chirac premier ministre et Sauvagnargue ministre des affaires étrangères ont validé la restitution des cambodgiens aux khmers et ont pu ainsi évacuer les ressortissants européens. Les khmers ont embarqués la cinquantaines de personnes dans un camion à ordures. A 50 metres de l’ambassade le camion s’est arrête, les khmers ont tiré dans la remorque et le camion est reparti. Les ressortissants sont partis dans des bus et des journalistes anglais photographiaient les monts de cadavres sur le bord des routes
Bien avant, les chinois avaient envoyé des telex à tous les gouvernements en précisant qu’il se désolidarisaient des Khmers, les considérant comme des « fous dangereux ».
pendant ce temps Libération et Jean Paul Sartres citait à la une « Phnom Penh : sept jours de fête pour une libération ».
Tous les intelo de gauche n’avaient à l’esprit qu’une seule chose :« le grand satan américain avait perdu la partie contre des révolutionnaire vietnamiens et cambodgiens ». Toute information sur les exactions cambodgiennes était considéré comme mensonge contre le peuple.

Je venais d’avoir 18 ans (comme dit la chanson) que je sautais sur Kolwezi pour libérer cette ville minière des révolutionnaires communistes formés en Angola par les cubains. Qui accessoirement avaient pris en otage un petit milliers de ressortissants européens, qu’ils avaient commencé à découper en morceau (les mains d’un coté, les corps de l’autre et les têtes plus loin). Encore aujourd’hui dans l’humanité on écrit ceci : « LES paras sautent à Kolwezi », le titre de ce film à la gloire d’une opération militaire française au Zaïre en 1977 est devenu le triste symbole de la politique française en Afrique.... en couvrant ces opérations du masque de l’« ingérence humanitaire » et de « l’aide à la démocratisation », le but recherché est resté le même : maintenir au pouvoir des régimes honnis par la population   »
Cette intervention marqua le début de ma carrière militaire où j’ai pu exercer mon talent au Tchad, en Centrafrique, au Gabon, au Togo, en Cote d’Ivoire, au Liban etc.
Je peux vous dire qu’il y a les faits et je serais toujours étonné de l’imagination employer par les politiques pour les travestir.

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