Bonjour,
Jules
En réalité,
Macron a bien joué le coup en s’envolant pour l’Australie et la
Nouvelle-Calédonie. Une manière ostentatoire de montrer qu’à ses yeux, « la
réforme de la SNCF se fera » et qu’en conséquence les
manifestations n’y changeront rien, le texte ayant été voté à une écrasante
majorité par l’Assemblée nationale en première lecture. Ce faisant, Macron
cherche évidemment à influencer l’opinion et à conforter une idée qui tend déjà
– hélas ! – à devenir majoritaire dans le pays.
Pour ce qui
est de la manif organisée par Ruffin et la FI, le fait est que « La fête à
Macron » porte une connotation belliqueuse, ce qui n’aurait pas été le
cas de « La fête de Macron », à connotation
empathique. Mais il est évident que les participants n’étaient pas là pour
faire chorus avec le « Président des riches », mais au contraire pour
monter qu’une partie des Français est résolument hostile à la politique de classe que Macron mène au profit des
puissants.
Je crains
toutefois que ce ne soit pas 50 000, 100 000 ou même 150 000 personnes
qu’il faille mettre dans la rue, mais 1 à
2 millions pour commercer à inquiéter Macron. Et certainement pas sur un mode festif, mais – tout en
restant dans un registre non-violent – résolument dans l’expression de la colère
contre les régressions sociales conduites depuis un an ou en projet pour
les mois à venir. À cet égard, le rassemblement du 26 mai sera déterminant, tant
en termes de participation que de tonalité des discours et des slogans.