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Commentaire de oncle archibald

sur La Philosophie de l'impôt ou le « syndrome de Robin des Bois »


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oncle archibald 12 septembre 2018 19:08

Trois observations :

1/ la part de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, dont traite cet article, ne représente que 24% des recettes de l’état tandis que la TVA, impôt indirect payé par tout le monde absolument indifféremment représente 49,7%, quasiment le double.

Personnellement je trouve injuste et aberrant que le mec qui est au smic paye un impôt sur les nouilles qu’il mange (5,5%), sur le pantalon qu’il achète (20%), sur le billet de bus qu’il doit prendre pour aller bosser (10%).

Je ne parle même pas des taxes sur les carburants, si par malheur le smicard en question est obligé de prendre sa voiture pour aller bosser, chaque fois qu’il achètera de l’essence il paiera 70% en TVA et taxes « spécifiques ».

2/ l’IRPP est prélevé en France par tranches à taux variable. C’est l’impôt le plus « fraternel » qui soit puisque ceux qui ont de très petits revenus en sont dispensés, ceux qui gagnent un peu plus sont taxés à 14%, la tranche suivante sera taxée à 30%, la suivante à 41% et enfin la « tranche résiduelle » à 45%. Celui qui dit l’état me tape 45% de ce que je gagne ment. Comme tout le monde il ne paie rien sur ses revenus jusqu’à 9807 Euros, il paie 10% sur les 17 279 Euros de revenus suivants (tranche jusqu’à 27 086 Euros) et ainsi de suite .... ce qui fait que par exemple un contribuable qui gagne 15 000 Euros par mois paiera globalement 34% de ses revenus, environ 1/3 de ce qu’il gagne, en IRPP. C’est beaucoup mais il lui reste pour vivre environ 10 000 Euros par mois, ce qui est plutôt confortable.

Pour celui qui gagne 50 000 Euros par mois la somme due au fisc sera d’environ 250 000 Euros soit 41,6% de ses revenus, mais il lui restera quand même 350 000 Euros à dépenser à sa guise, c’est très très confortable. J’ai toujours été volontaire pour payer beaucoup d’impôts sur le revenu parce que cela signifie que l’on ne manque de rien. Ceux qui sont à plaindre sont ceux qui ne paient pas l’IRPP et pas le contraire.

3/ Enfin, au temps où les ordinateurs règnent en maîtres, on pourrait sans embaucher à Bercy prévoir un impôt beaucoup plus progressif, avec un très grand nombre de tranches et dont personne ne serait épargné, même si dans les plus basses tranches la somme prélevée resterait quasiment symbolique. Cela permettrait de ne pas marginaliser les « gens qui ne sont rien », d’alléger les charges des « classes moyennes » qui sont le vrai moteur de l’économie, d’augmenter les recettes provenant de cet impôt sans faire hurler les contribuables et donc in fine d’être encore plus juste et fraternel.


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