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Commentaire de cettegrenouilleci

sur Où vont les lambertistes ?


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cettegrenouilleci 5 décembre 20:24

Bonjour Jean.

Merci pour cet article très intéressant et pour les éléments de réflexion importants qu’il met à la disposition des lecteurs.

Je veux juste réagir sur le dernier point de ton exposé :

"Essayons de rassembler une avant-garde du mouvement ouvrier. Cela ne peut se faire, de notre point de vue, qu’au sein de l’UPR qui lutte, sans aucun sectarisme, pour le Frexit.« 

L’impérieuse nécessité de »rassembler une véritable avant-garde du mouvement ouvrier" recueille, évidemment mon assentiment.

Le renversement de l’actuel pouvoir de l’oligarchie ne pourra se faire sans la participation active de la classe ouvrière qui produit les richesses de ce pays, qui subit de plein fouet, en pleine figure, la politique de casse industrielle, de régression sociale, de liquidation de la nation, de ses institutions, des protections sociales qu’elle a instituées, des services publics qui faisaient autrefois l’admiration et l’envie de toutes les nations.

L’adversaire de classe ne va pas se laisser déposséder de ses privilèges, des chausse-trappes magistrales de sa machine infernale à détruire les nations et à casser les règlementations sociales (l’UE), un piège qui lui permet à la fois de détruire tout ce qui peut nuire à l’accroissement illimité de ses profits, et de dresser toute une série d’écrans entre lui et les couches populaires qu’il écrase.

Les illusions suscitées et entretenues par les européistes de tous poils (Europe du progrès social, Europe de la paix, Europe de la prospérité économique, Europe de la liberté, Europe de la coopération internationale) constituent d’ailleurs, en même temps, l’un de ces écrans, et l’un de ces pièges où tombent des forces qui prétendent pourtant défendre les intérêts de la classe ouvrière, des salariés, de la nation.

 Cette affligeante réalité est attestée par le soutien à l’Union Européenne, dont ils ne veulent pas sortir, du PCF, de La France Insoumise, du RN ex-FN, et d’autres brasseurs de vent ou de chimères tels les Verts ou le parti de Dupont-Aignan.

Comme nos ainés du Conseil National de la Résistance, nos amis de l’UPR, au premier rang desquels il convient de placer François Asselineau qui a été le principal initiateur de cette magnifique organisation, ont eu l’intelligence politique et la sagesse de concevoir et de développer un grand espace de rassemblement de toutes les forces qui sont intéressées à la défense des intérêts de la nation et des Français victimes de la politique de casse, de pillage, d’enrichissement des riches et d’appauvrissement des pauvres menées derrière le paravent des chimères de progrès et de liberté agitées frénétiquement par les européistes avoués ou sournois.

Dans cette magnifique organisation, tous les Français qui ont intérêt à sortir notre pays de l’UE, de l’euro et de l’Otan ont leur place. Autrement dit, l’immense majorité de nos concitoyens a de bonnes raisons de soutenir (chacun en fonction de sa disponibilité et de ses capacités) l’UPR et d’y adhérer.

L’immense majorité des Français peut se reconnaître dans le combat de l’UPR car il s’agit du combat pour la dignité humaine et la justice, du combat contre le saccage du pays organisé au profit de l’oligarchie euro-atlantique par des cliques politiciennes qui ont confisqué le pouvoir politique et trahi la nation. Ce combat passe nécessairement par le rétablissement de l’indépendance nationale et donc par la sortie de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan.

Les gilets jaunes et avec eux la classe ouvrière et les couches populaires sont les plus directement intéressées à ce tournant politique nécessaire parce qu’ils sont les plus impactés, et ce, depuis des décennies, par la politique d’austérité et de casse menée au profit des exploiteurs et des milliardaires.

Si ce combat est nécessaire, il va être très difficile car l’adversaire, ce n’est pas d’abord Macron qui n’est qu’un pion, c’est l’Oligarchie qui n’est pas que française et qui dispose de moyens considérables qu’elle ne va pas manquer d’utiliser à son profit. N’oublions pas que les classes possédantes de ce pays ont une longue tradition de bradage des intérêts de la nation à des pays étrangers et du recours à des armées étrangères pour préserver leurs privilèges. En témoignent déjà les violences organisées à l’occasion des manifestations et d’autres actions des gilets jaunes, ou la tentative de lanterner les Gilets Jaunes avec des négociations interminables qui ne déboucheront sur rien, ou en essayant de désamorcer les actions engagés par la promotion d’interlocuteurs, choisis parmi les gilets jaunes, qui seront manipulés pour dévoyer et torpiller le mouvement.

Même si beaucoup, ici, ne seront pas d’accord avec moi, l’organisation d’élections législatives anticipées peut-être une autre façon de désamorcer la lutte revendicative des gilets jaunes.

Ce qui compte, c’est de faire aboutir la revendication du droit à une vie digne pour tous les Français, ce n’est pas, pour l’instant, de remplacer un groupe de politiciens incompétents et immature par un autre groupe. 

Ce n’est d’autant pas la priorité que tous groupes politiques représentés au Parlement National, à l’exception peut-être de une ou deux personnes, sont tout autant inféodés à l’Union Européenne, à l’euro et à l’Otan que le groupe de Macron, même s’ils prétendent par ailleurs, (y compris de façon fracassante) soutenir les revendications des gilets jaunes, revendications qui sont la suite logique et légitime des mesures de casse sociale imposées à notre pays par l’Union Européenne.

Comme je l’ai dit plus haut, les conditions de la bataille sont très difficiles même si la mobilisation populaire ne faiblit pas et se développe manifestement pour être en capacité d’être entendue et de voir ses revendications satisfaites.

La classe ouvrière et les couches populaires les plus exploitées ont des intérêts spécifiques. Ils subissent de plein fouet les salaires de misère, le chômage, le travail à temps partiel, l’éloignement toujours plus grand du lieu de travail, l’absence de sécurité sur leur lieu de travail, la liquidation des protections sociales, le grignotage continu du montant des retraites, la cherté des dépenses de santé, le démantèlement de nos services publics et leur privatisation, les hausses de taxes de toutes natures (tabac, alimentation, amendes infligées par les radars, coût des carburants, ...).

Ils sont, le plus souvent, écartés des instances représentatives, qu’il s’agisse des fonctions électives à tous les niveaux et dans tous les espaces de décision du pays, écartés en particulier des instances de décisions que sont les conseils départementaux, les conseils régionaux, le Parlement , le Sénat . De ce fait, leurs revendications ne sont jamais entendues et passent à la trappe puisqu’elles ne sont plus portées comme c’était encore le cas dans les années soixante, par un parti ouvrier, le PCF ayant choisi de rejoindre la cohorte et le concert des européistes inconditionnels et du saccage de la nation qui va avec.

Les travailleurs ont besoin de disposer de leurs propres représentants, de leurs propres organisations, de leurs propres instances de réflexion et d’organisation de la défense de leurs intérêts au plan politique, au plan syndical et dans tous les espaces où leurs intérêts sont en jeu. La disparition du Parti Communiste Français s’est avéré être une catastrophe et une perte affligeante pour la classe ouvrière et les couches populaires de ce pays.

Cette absence d’une véritable avant-garde politique autonome du mouvement ouvrier n’est pas une fatalité. Divers groupes s’efforcent aujourd’hui de contribuer à sa reconstruction.

Certes, tous ceux de nos concitoyens qui sont issus de ces couches populaires, qu’ils soient déjà organisés ou non, ont leur place à l’UPR où leurs aspirations sont entendues et où ils trouvent des outils pour comprendre, pour se défendre, pour identifier les bons adversaires, pour travailler au rassemblement populaire majoritaire qui est nécessaire pour que leurs revendications puissent être entendues et prises en compte au plus haut niveau de l’état.

Tout cela passe par le rétablissement impératif de notre indépendance nationale et par la sortie la plus rapide possible de l"Union Européenne, de l’euro et de l’Otan dont ils doivent se mêler parce que ce n’est pas une affaire de spécialistes et de techniciens, c’est l’affaire du peuple français, c’est leur affaire.

L’UPR est, pour ce combat, un outil irremplaçable. Mais il ne suffit pas.

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